Quand tout commence
Je m’appelle Alexia, j’ai 19 ans et je suis étudiante en commerce.
Je me trouve actuellement sur le lit de ma chambre étudiante que je partage normalement avec mon copain en train de me faire prendre en levrette par un parfait inconnu. Je voudrais vous le décrire rapidement, mais à vrai dire, je ne me souviens plus très bien à quoi il ressemble. Et je ne peux pas vraiment me retourner pour me rafraîchir la mémoire, puisqu’un autre homme a plongé sa virilité dans ma bouche et je suis occupée à le pomper avec ardeur. Est-ce mon copain ? Non plus.
Mon copain, justement, est assis dans un coin de la pièce, partagé entre la tristesse, l’humiliation et l’excitation. C’est d’ailleurs visible jusqu’à la caricature, puisque des larmes mêlées de colère et de chagrin se succèdent sur son visage, tandis que sa main s’est glissée, presque malgré lui, dans son caleçon pour caresser sa verge dressée à l’extrême. Il n’ose pas intervenir, il sait que cela ne servirait à rien, et de toute façon, il est beaucoup trop excité pour tenter quoi que ce soit.
Quel genre de couple est-on, pour se livrer à ce genre de jeux pervers ? Et surtout, quel genre de garce suis-je, moi, pour faire cela à mon copain ? A moins qu’il ne l’ait mérité par un comportement indigne ?
Eh bien non : mon copain est adorable, il l’a toujours été, et il n’a rien fait pour mériter cela. En tout cas pas que je sache. Et je ne suis pas non plus le stéréotype de la fille facile ni de la salope égocentrique et sans cœur. Je suis une jeune fille sage, rangée, sans histoires. Ou plutôt, je pensais l’être.
Alors pour comprendre comment on a pu en arriver là, il faut remonter quelques semaines en arrière. Trois en fait.
Le matin où tout a commencé, rien n’aurait permis a priori de prévoir la direction que prendraient les événements. C’est pourtant bien par là qu’il faut commencer mon histoire.
Hugo, mon copain, m’avait préparé un petit-déjeuner de reine. Il s’était levé à l’aube pour m’acheter du pain frais, puis il s’était occupé de tout pour, littéralement, me servir mon repas sur un plateau.
Je me souviens de m’être fait à ce moment-là, la réflexion, que j’avais vraiment le meilleur petit ami du monde. Et ce ne serait pas la dernière fois que je me le dirai ! Déjà, Hugo était plutôt mignon. Il avait 19 ans, comme moi, puisque nous nous étions connus sur les bancs du lycée. Le coup de foudre avait été immédiat, nous sommes sortis ensemble dès la seconde. Et nous ne nous sommes jamais quittés depuis.
Il est châtain d’origine, mais il agrémente ses cheveux de jolies mèches blondes qui lui donnent un peu une coupe de skateur. Cela lui va très bien, d’autant plus que cela tranche avec son code vestimentaire plus « classique », élégant, mais sobre. Cette notion d’élégance dans la sobriété peut d’ailleurs également s’appliquer à son caractère. Hugo est un jeune homme raffiné, drôle, cultivé, mais pas prétentieux pour un sou. Bref, le petit copain parfait ! Quant à moi, je suis un peu plus petite que lui – 1m66 contre 1m77 –, mais dans le même genre de gabarit : sportive, mais mince. On dit généralement de moi que je suis mignonne, blonde avec quelques taches de rousseur qui, paraît-il, me procurent une innocence infantile. Innocence qui s’accorde mal avec mon comportement à venir, mais cela, on ne me le dit évidemment pas.
En tout cas, mon corps élancé s’accommode bien d’une poitrine de belle taille, sans être opulent (un petit C pour les curieux). Mes fesses sont, dixit Hugo (puis quelques autres), absolument sublimes. Si je ne partage évidemment pas cet avis (a-t-on déjà vu une femme, même la plus belle, aimer son corps ?), je dois dire que je n’en suis pas mécontente.
Voilà donc, en gros, un petit descriptif de nous deux, pour situer le contexte. Evidemment, le petit-déjeuner préparé par mon copain n’était pas destiné uniquement à célébrer la beauté de mes fesses, réelle ou supposée, mais à me faire oublier un peu mon stress. Je commençais en effet ce jour-là mon stage en entreprise, qui devait durer 2 mois. Or, une première immersion en entreprise pour une grande stressée comme moi, c’est toujours un événement.
C’est d’ailleurs avec une certaine difficulté que je suis parvenue à engloutir les tartines qu’il m’avait préparées, tellement j’avais l’estomac noué.
- Ne te bile pas ! m’a rassuré Hugo. Ce n’est qu’un stage après tout, pourquoi voudrais-tu que ça se passe mal ?
Je le savais bien, ça, mais ce qui me chiffonnait n’avait rien de bien rationnel. Je n’avais pas vraiment peur de ne pas être à la hauteur, ni même de ne pas être acceptée- il ne s’agissait après tout effectivement que d’un stage –, mais l’appréhension me vrillait pourtant les tripes. Pourquoi ? Je n’aurais même pas su le dire.
Tout s’est pourtant très bien passé quand je suis arrivée sur place. J’ai été bien accueillie, le directeur m’a présenté rapidement l’entreprise, son histoire et ses objectifs, puis il m’a fait visiter les lieux en me présentant aux salariés. Il me les a présentés aussi, bien sûr, mais ils étaient près d’une cinquantaine en tout, je n’en ai donc retenu qu’une toute petite partie.
En fin de matinée, il m’a enfin montré ce qui serait mon bureau, ainsi que les quelques personnes avec lesquelles j’allais travailler. Il y avait Chantal, qui était à la fois la plus ancienne et la responsable du service; Nabil, un jeune homme de 28 ans qui serait mon formateur référent, ainsi que Christophe et Alain, tous deux quarantenaire. L’un dans l’autre, toutes ces personnes m’ont semblé sympathiques.
Ce sont d’ailleurs mes futurs collègues qui m’ont accompagnée à la cantine, et nous avons passé la majeure partie du repas à faire connaissance. Nabil, en particulier, semblait très désireux de briser la glace. Il n’a d’ailleurs pas hésité à me questionner sur tout et n’importe quoi, y compris ma vie privée.
- T’as un petit copain ? m’a-t-il demandé à un moment donné.
- Oui, ai-je seulement répondu.
- Dommage !
Bien que cette phrase ait été prononcée sur le ton de la plaisanterie, elle m’a quand même mise assez mal à l’aise. J’avais peur qu’il ne joue au dragueur pendant deux mois !
Lorsque nous sommes retournés au bureau l’après-midi, j’ai d’ailleurs constaté qu’il était assis à côté de moi, nos postes étant côte à côte. Christophe et Alain nous faisaient face, de l’autre côté de la marguerite, et Chantal était à l’écart sur son propre bureau. Il m’a montré plusieurs choses durant l’après-midi, notamment le fonctionnement global du service, de leurs logiciels et en quoi consistait concrètement leur travail.
J’ai rapidement constaté que la remarque à laquelle j’avais eu droit à la cantine ne serait sans doute pas isolée. Voulant me montrer où aller sur le logiciel, il a posé à un moment donné sa main sur la mienne pour guider ma souris. Quand ce fut fait, il a attrapé ma main et l’a levée devant ses yeux.
- Waouh ! a-t-il lâché. T’as de super belles mains, et très douces.
Ce disant, il ne s’est pas gêné pour la caresser, allant même jusqu’à faire courir ses doigts sur mon avant-bras, en un geste que je jugeais très déplacé.
- Il en a de la chance ton copain, a-t-il poursuivi. J’adorerais sentir des mains comme ça sur ma queue !
La remarque m’a mise extrêmement mal à l’aise, si bien que j’ai retiré ma main en rougissant jusqu’aux oreilles. J’ai jeté un coup d’œil rapide sur nos collègues en face pour voir s’ils avaient entendu, mais apparemment non. Il faut dire qu’ils étaient tout de même assez loin.
- Allez, fais pas la tête, a ricané Nabil, je plaisantais !
Je lui ai lancé un rapide sourire signifiant que je ne le prenais pas mal, mais j’ai eu du mal à ne pas regarder le sol avec obstination pendant les dix minutes qui ont suivies. Il m’a ensuite montré encore diverses fonctionnalités du logiciel, me guidant verbalement tandis que je manœuvrais la souris, mais il a bientôt reposé sa main sur la mienne. Je l’ai aussitôt retirée par réflexe.
- T’en fais pas, a-t-il encore rigolé. Je vais pas te manger !
Je commençais sérieusement à en douter, mais je ne voulais pas lui donner l’impression qu’il me faisait peur. Je voulais me faire bien voir, et surtout je voulais réussir mon stage.
Etaient-ce les seules raisons ? Je me le demande encore aujourd’hui. Même à ce moment-là, je dois bien reconnaître que je trouvais Nabil séduisant : il avait beau être insupportable, il était plutôt mignon !
Mais sur le moment, j’étais à mille lieues de penser ainsi. Je le regardais donc m’expliquer les différentes manipulations à retenir, ainsi que celles à éviter.
A un moment donné, il a posé négligemment la main sur mon épaule, comme si de rien n’était. Bien qu’un peu déplacé, le geste n’avait rien d’outrageant, je l’ai donc laissé faire. Petit à petit, j’ai pourtant réalisé que la main s’enhardissait et devenait plus aventureuse. Bientôt, c’est son bras qui s’est trouvé autour de mon épaule, comme s’il m’enlaçait. Il continuait pendant ce temps à me parler comme si de rien n’était.
J’étais clairement gênée par son attitude, mais, un peu intimidée sans doute, je ne savais pas comment le repousser sans faire de scandale ou instiller dès le premier jour une mauvaise ambiance. Après tout, il était peut-être juste un peu tactile, pas de quoi en faire toute une histoire !
Il a d’ailleurs fini par retirer sa main de mon épaule, puis il n’a rien fait d’embarrassant durant la dernière heure. Il m’a raccompagnée jusqu’au parking lorsque je suis partie, bavardant un peu de tout et de rien.
- Tu n’as pas de voiture ? m’a-t-il demandé en voyant que je m’apprêtais à quitter le parking à pied.
- Non, on est étudiants tous les deux avec mon copain, on n’a pas les moyens de…
- C’est pas un souci ! m’a-t-il interrompu, non sans une certaine impolitesse. Je pourrais te reposer chez toi les soirs, si tu veux. Allez, viens !
Sans vraiment me laisser le choix, il a tourné les talons et s’est dirigé vers sa propre voiture dont il a ouvert la porte côté passager en me la tenant, pour m’inviter à entrer. J’ai cédé en me disant que cela me ferait gagner du temps et que de toute façon je ne risquais pas grand-chose. Pourtant, il m’a donné une petite claque sur les fesses au passage. Là encore, je n’ai rien dit.
Il n’a ensuite pas cessé de me questionner sur nos pratiques sexuelles, à Hugo et moi, durant le trajet. Il a sursauté quand je lui ai révélé que j’étais vierge, mais a heureusement retenu ses ricanements quand je lui ai expliqué que je ne voulais pas le faire avant le mariage.
- Et ton mec accepte ça ?
J’ai haussé les épaules.
- Il n’a pas vraiment le choix du coup, et pis il m’aime alors oui. Mais c’est vrai que c’est dur pour lui, il aimerait beaucoup que je revienne sur cette idée !
Il a aussi été étonné quand je lui ai révélé que je ne suçais pas.
« Mais pourquoi je lui racontais tout ça d’ailleurs ? »
- Quoi ? m’a-t-il dit lorsque j’eus lâché l’information d’une toute petite voix. Ne pas sucer quand on a un aussi joli minois et une bouche aussi sublime, c’est un crime !
Je n’ai rien répondu, me contentant encore une fois de regarder mes pieds.
En arrivant devant mon appartement, il m’a dit au revoir en m’embrassant sur la joue, sans beaucoup de gêne là encore, alors que mon copain pouvait le voir ! Et de toute façon, ce n’était pas la question, me suis-je morigénée quelques secondes plus tard ? Je ne voulais tout simplement pas de cette familiarité ! Pourtant, je ne disais rien, trop intimidée sans doute.
J’ai pris quelques minutes avant de rentrer chez moi, consciente que cela ne suffirait probablement pas à me calmer, mais déterminée à faire le maximum pour qu’Hugo ne voie pas mon trouble. De toute façon, j’avais décidé que je ferais passer cela pour du stress s’il s’en rendait compte.
Heureusement, mon retour s’est passé sans problème. Forcément, Hugo m’a questionnée sur le travail lui-même, ainsi que sur mes relations avec mes collègues en général. J’ai donc pu lui raconter qu’ils étaient très sympas (ce qui était vrai) et que le boulot avait l’air intéressant (ce qui l’était moins). Voyant que je n’étais pas spécialement encline à lui raconter toute ma journée dans le détail, il n’a pas insisté plus que cela et il est passé à d’autres sujets. Très bien !
J’ai pourtant passé une bonne partie de la soirée à penser à Nabil. Bien que je le trouve sympathique et plutôt séduisant, je devais reconnaître qu’il me faisait un peu peur. Je ne savais pas quelle était la part de jeu dans ses allusions de moins en moins subtiles. Etait-ce d’ailleurs bien un jeu, ou me faisait-il clairement du rentre-dedans ?
Je repensais à plusieurs de ses gestes, notamment quand il m’avait pris la main et, surtout, quand il m’avait mis une claque sur les fesses. Même s’il l’avait ensuite pris à la plaisanterie, ce ne sont quand même pas des gestes anodins ! Il fallait que je le stoppe tout de suite avant qu’il ne se sente encouragé par mon absence de réaction, qu’il pouvait à la limite considérer comme de l’approbation. J’ai décidé que le lendemain, je serai plus ferme.
Le lendemain matin, il est d’ailleurs venu me chercher à l’appartement, comme convenu. Heureusement, Hugo était déjà parti. Je ne lui avais pas parlé de cela – j’ignore d’ailleurs pourquoi au fond, sans doute je voulais tout simplement éviter de parler de lui – et je ne tenais pas à ce qu’il l’apprenne de cette façon.
Il est sorti de la voiture pour m’accueillir, puis il m’a prise dans les bras avant de m’embrasser sur chaque joue. Je trouvais vraiment qu’il en faisait trop, que ses gestes étaient trop intimes, mais je ne trouvais pas vraiment à redire sur le moment, aussi, j’ai laissé couler une fois de plus.
« La prochaine fois, je ne laisserai pas passer », me suis-je quand même promis. Mais au fond de moi, je commençais à comprendre que la lutte que je prétendais engager était vaine et vouée à l’échec. Il avait bien trop d’emprise sur moi, d’une manière ou d’une autre.
En arrivant à l’entreprise, il m’a enlacée par la taille et, comme je n’ai toujours pas su le repousser, c’est ainsi que nous sommes entrés. Quelques personnes nous ont lancé des regards amusés, l’air de dire « ah tiens, ils n’ont pas perdu de temps ces deux-là ! ». J’espérais que Nabil était connu pour ce genre de comportement et dont on se douterait donc que ce n’était pas ce dont cela avait l’air, mais je bouillonnais à l’intérieur, de me retrouver dans cette situation.
Je ne savais même pas à qui j’en voulais finalement le plus : lui, pour ses avances parfaitement déplacées, ou moi, pour ne pas être capable de le remettre à sa place. Peu importe, au fond, cette situation ne pouvait plus durer; je l’ai pourtant laissé me guider ainsi jusqu’à notre bureau où nous nous sommes de nouveau installés côte à côte.
La matinée s’est déroulée à peu près comme la veille, sauf qu’il était de plus en plus entreprenant. Il posait sa main sur la mienne pour guider ma souris, il me prenait souvent par les épaules pour se pencher vers mon écran…une fois, il est même allé jusqu’à mettre sa main négligemment sur mon genou. Cela m’a mis extrêmement mal à l’aise, surtout que j’étais en jupe, mais encore une fois, je n’ai rien dit. Pourquoi ? Je crois qu’au fond la situation m’excitait un peu…
Vers la fin de matinée, il s’est mis debout à côté de moi (qui était toujours assise), pour me montrer différentes procédures sur nos logiciels. Comme je n’ai pas tardé à m’en rendre compte, cette position lui conférait une vue plongeante sur mon décolleté dans lequel il ne se gênait pas pour jeter des regards avec insistance.
Atrocement gênée, j’ai essayé de m’ajuster autant que possible pour dissimuler mes seins, mais il n’y avait pas grand-chose à faire.
A un moment donné, sans aucune gêne, il a fini par lâcher :
- Putain, t’as une de ses paires de nichons, c’est trop bandant !
Rouge de honte, j’ai essayé de les cacher autant que possible, mais sans succès. Mon décolleté n’était pourtant pas particulièrement provocant, mais sous un angle savamment choisi et en se penchant bien dessus, on pouvait facilement voir la naissance de mes seins.
Nabil m’a alors pris la main, puis il m’a dit :
- Regarde l’effet que tu me fais…
Avant que je ne comprenne ce qu’il faisait, il avait posé ma main sur son entrejambe. A travers son jean, je sentais clairement la barre de chair bien dure qui s’était dressée. Il a fait rapidement courir ma main tout le long pour m’en montrer l’étendue. Son sexe avait l’air impressionnant.
Plus gênée que jamais, j’ai baissé la tête et récupéré ma main avec hâte. Mais Nabil n’avait pas du tout l’intention d’en rester là. Quelques minutes plus tard, pendant que je mettais en pratique ce qu’il m’avait montré, mon regard a été attiré par un mouvement sur ma gauche, là où il se trouvait.
J’ai alors sursauté de surprise : il était en train de se masturber, juste à côté de moi ! Il s’était contenté de sortir son sexe par la braguette de son jean, et il était masqué aux autres par les ordinateurs. Mais moi, je ne pouvais rien rater de ses mouvements de va-et-vient…
Passée la surprise vint la frayeur : quel genre de relation était-il en train d’instaurer entre nous ? Je ne voulais pas de tout cela. Je ne voulais qu’apprendre mon travail, pas échanger des commentaires grivois avec un collègue. Et maintenant cela…
Ensuite, je me suis surprise à penser à autre chose. Une chose qui n’aurait même pas dû m’effleurer l’esprit : son sexe était long, sans doute plus que celui d’Hugo, et…beau. Cette dernière pensée m’a particulièrement effrayée, non seulement parce que je n’avais absolument pas le droit de l’avoir, mais aussi parce que je n’avais jamais pensé jusque-là d’un pénis qu’il pouvait être beau.
Nabil me regardait, un sourire aux lèvres, apparemment très fier de lui. De sa main droite (il était gaucher), il est venu chercher ma propre main, puis il l’a approchée lentement de son sexe. Je comprenais vaguement ce qu’il allait faire, mais j’étais trop sonnée pour m’y opposer. Avant que je ne puisse réagir correctement, il l’avait posée sur sa verge dressée.
Les pensées se sont alors bousculées à toute allure dans ma tête : mon Dieu que son sexe était gros, et tellement dur ! Il m’effrayait en fait, comment avais-je pu me retrouver avec un pénis dans les mains ? Moi, Alexia, la fille la plus prude de mon école ? Je ne parvenais pas à comprendre comment j’en étais arrivée là, et je ne savais absolument pas comment me sortir de cette situation.
Nabil a alors guidé ma main pour la faire épouser la forme de sa bite. Malgré moi, je l’ai donc serrée dans ma paume, puis j’ai entamé de délicats mouvements de va-et-vient.
- Ah putain, t’as la main trop douce !! a-t-il lâché à voix basse.
J’étais monstrueusement gênée, mais je ne savais toujours pas comment réagir. J’aurais dû lâcher son sexe, le gifler, partir en courant… bref, tout, sauf continuer à le masturber servilement ! Mais pourquoi en étais-je incapable ?
Nabil a alors profité de mon atonie pour poser son autre main sur mon torse, puis il l’a fait descendre doucement jusqu’à ma poitrine. Quand sa paume s’est refermée autour d’un de mes seins, qu’il a pressé sans tendresse, j’ai enfin eu un électrochoc salutaire : j’ai lâché son sexe et j’ai repoussé l’intrusion. Je me suis ensuite mise en position fœtale, les mains protégeant mes seins.
J’ai jeté des regards fébriles à travers la pièce, terrifiée à l’idée que quelqu’un ait pu voir la scène. Heureusement, tout le monde était trop absorbé par son travail pour prêter attention à ce que nous faisions, surtout que nous étions quasiment invisibles derrière nos ordinateurs.
Je ne sais pas pourquoi j’avais aussi honte des attaques de Nabil, comme si je me sentais coupable de les provoquer; ou, était-ce déjà de l’attirance que je ne m’autorisais pas à accepter ?
Quoi qu’il en soit, j’aurais pu le repousser plus rudement, ou même faire en sorte que les autres voient ce qu’il m’infligeait. Mais je ne voulais pas, et je ne m’expliquais pas pourquoi.
- Viens avec moi, il faut qu’on parle, m’a dit Nabil en m’attrapant de nouveau la main.
Il m’a attiré avec lui dehors, et je reconnais que j’étais plutôt soulagée de quitter la pièce. Je ne voulais pas que les autres se doutent de quoi que soit; or, j’ai compris quelques secondes trop tard que c’était une tragique erreur : il ne pouvait pas tenter grand-chose devant tout le monde; mais si nous étions seuls, jusqu’où irait-il ?”
Prise par surprise à l’entreprise
Il m’a guidé jusqu’aux toilettes, où je l’ai suivi docilement. Pourtant, sa destination corroborait mes pires craintes ! Il a pénétré dans une cabine, mais cette fois je ne l’ai pas accompagné. Que voulait-il que nous fassions, tous les deux dans une cabine ?
- Viens juste deux minutes Alexia. Il faut qu’on parle au calme, tu crois pas ?
J’ai hoché la tête de gauche à droite, trouvant enfin la force de lui résister. Je n’étais pourtant pas encore tirée d’affaire, puisqu’il a sorti sa bite de nouveau, qui était plus longue et dure que jamais.
- Regarde dans quel état tu m’as mis ! s’est-il défendu.
- Je suis désolée.
Ma voix était si gênée et timide qu’elle était à peine audible.
- Je veux bien que tu sois désolée, mais tu peux pas me laisser comme ça !
Il a alors de nouveau pris ma main dans la sienne, puis il l’a posée sur son sexe. Là encore, je me suis contentée de regarder de tous côtés, paniquée à l’idée que quelqu’un puisse nous voir.
- Va-y, branle-moi ! m’a-t-il ordonné en soupirant déjà de plaisir. Je ne peux pas retourner comme ça au boulot, il faut que je dégonfle.
- Mais je ne peux pas…
Je ne savais même pas comment finir ma phrase, prude que j’étais. Et puis qu’est-ce que je voulais dire au fond ? Que je ne pouvais pas le faire jouir ? Mais n’avais-je pas provoqué son érection en le laissant faire ? J’étais désolée du malentendu, je ne voulais absolument pas que naisse une relation de nature sexuelle entre nous.
Je voulais lui faire remarquer, lui dire que j’étais désolée mais que je ne voulais pas aller plus loin, mais il semblait trop emporté par son désir pour m’écouter. Si je voulais avoir une discussion posée avec lui, il faudrait peut-être effectivement qu’il « dégonfle » avant. Mais je ne pouvais quand même pas le masturber !
- Dépêche-toi, imagine si quelqu’un arrivait… a-t-il insisté.
Ses paroles m’ont fait paniquer. Il avait raison : que se passerait-il si quelqu’un arrivait maintenant ? De quoi j’aurais l’air ? Il fallait que je mette les choses au point tout de suite, je devais stopper cette situation malsaine.
J’ai donc lâché sa bite, que je tenais de toute façon un peu malgré moi puisque sa main tenait toujours la mienne. J’ai ouvert la bouche pour parler, mais je n’ai pas su trouver les mots pour dire quoi que ce soit.
- Qu’est-ce que tu fais ? m’a-t-il demandé, le regard lourd de reproches.
- Je… Je ne sais pas si on peut…
Je me suis détestée pour cette maigre insurrection. « Envoie-le chier ! », me suis-je ordonnée. Mais j’en étais incapable.
- Alexia, tu ne vas pas tout arrêter au milieu quand même ? Ce serait vraiment pas cool…
Il a repris ma main et l’a posé de nouveau sur sa bite.
- Va-y bébé, branle-moi bien. Dépêche-toi avant qu’on nous trouve…
La panique m’a gagnée de nouveau, mais je n’ai pas osé tout arrêter maintenant. Il avait peut-être raison après tout : je n’avais pas le droit de stopper les choses au milieu du gué. J’aurais dû le faire bien avant, voilà tout. Maintenant je devais le faire jouir rapidement, avec ma main, puis nous aurons une conversation qui mettrait fin à tout.
Ce ne serait pas tromper Hugo, n’est-ce pas ? Je ne voulais même pas vraiment ce qui arrivait !
Cette idée en tête, j’ai cédé à ses avances et je l’ai masturbé de mon plein gré. Ma main allait et venait le long de sa bite, il soupirait de plus en plus fort. Il a posé ses mains sur mes épaules, puis il a fait glisser les bretelles de ma robe. J’ai essayé de les retenir mais il m’a seulement dit :
- T’arrête pas bébé…
Il a continué à faire descendre ma robe, si bien que je me suis retrouvée avec le soutien-gorge apparent. Il a tenté de le déboutonner, mais j’ai de nouveau essayé de résister. Je n’allais tout de même pas me retrouver à moitié nue devant lui, il fallait que je mette au moins un point d’arrêt !
Mais il a de nouveau repoussé ma main en lâchant seulement un « chuuut » paternaliste, puis il l’a défait. Il l’a ensuite fait tomber à mes pieds, sans oublier de siffler d’admiration devant ma poitrine.
- Putain t’as des supers beaux nichons ! m’a-t-il dit en les attrapant à pleines mains.
J’ai encore essayé de le repousser, mais il ne semblait pas comprendre.
- Qu’est-ce que tu fais ? m’a-t-il réprimandé. Je peux bien te caresser un peu les seins, depuis le temps que tu les agites sous mon nez !
Là encore, la culpabilité m’a fait céder. Il arrivait à me convaincre que j’étais coupable de son désir, et je me demandais s’il n’avait pas raison. Et puis au point où j’en étais, le mieux était sans doute que je le fasse jouir le plus vite possible, je pourrais plus facilement le raisonner ensuite.
Mais vis-à-vis d’Hugo, avais-je le droit de masturber un collègue qui me caressait la poitrine à pleines mains ? Bien sûr que non ! Sauf que, sidérée et dépassée par la situation, je me disais que j’aurais dû y mettre fin plus tôt et qu’il était désormais trop tard. Et aussi, même si je ne me l’avouais pas vraiment, Nabil m’attirait beaucoup…
Il a commencé à haleter de plus en plus fort pendant que je me posais encore un milliard de questions. J’ai bien compris qu’il n’allait pas tarder à jouir, surtout qu’il n’était pas du genre à cacher son plaisir, malgré le lieu où nous nous trouvions. Il fallait que j’en finisse au plus vite avant que quelqu’un nous voie !
- Ah putain Alexia c’est trop bon… a-t-il lâché en continuant à me malaxer les seins sans tendresse. T’es vraiment une sacrée cochonne, toi !
Ses remarques me déchiraient le cœur. Non je n’étais pas comme ça, je n’avais juste pas su dire non à temps ! Que dirait Hugo s’il me voyait maintenant ? Il me quitterait, probablement. Et tous les autres, mes amis, ma famille ? Ce n’était pas moi ça !
Nabil me pressait les seins à me faire mal maintenant. Tout à son plaisir, il n’avait plus aucune pensée pour moi, hormis bien sûr les sensations que je pouvais lui procurer.
- Mets-toi à genoux… comme une chienne…
- Non Nabil, je ne vais pas…
- Quelqu’un pourrait arriver et nous trouver, m’a-t-il interrompu. C’est même presque bizarre qu’il n’y ait encore eu personne. Mais si tu te mets à genoux devant moi je vais cracher direct, c’est sûr !
C’est en retenant à grand peine des larmes d’humiliations que je lui ai obéi. Je me suis agenouillée devant lui en continuant à le masturber, mon visage à hauteur de son sexe. C’était horrible pour moi de me comporter ainsi, comme une actrice porno, alors que j’étais d’ordinaire une fille si sage ! Je me sentais tellement avilie, à être ainsi rabaissée devant lui dans les toilettes de l’entreprise…
- T’es quand même une sacrée salope ! m’a-t-il encore dit avec méchanceté. Tu te rends compte, au bout de deux jours, te retrouver à genoux dans les toilettes à branler un collègue ? Faut vraiment être la dernière des puuuuutes… !!
Il avait lâché ce dernier mot en même temps qu’un impressionnant jet de sperme brûlant qui est venu me percuter le visage à pleine vitesse avant que je ne puisse réagir. Je me suis donc retrouvée avec un filet de semence blanchâtre et gluante qui me dégoulinait de l’arcade sourcilière à la commissure des lèvres. C’est tout juste si je n’en avais pas reçu dans l’œil !
D’autres jets sont venus rejoindre le premier, mais j’avais orienté son sexe plus bas par réflexe, ce qui fait qu’ils m’ont « seulement » recouverts les seins. Cette fois, je ne suis pas parvenue à retenir mes larmes. Nabil n’en a bien sûr rien eut à faire.
- Quand même Alexia t’exagère ! a-t-il eu le culot de me réprimander. Me sauter dessus comme ça, aller me branler dans les chiottes… T’es vraiment une nympho !
Il s’est un peu éloigné de moi pour faire un tour rapide des cabines.
- Merde ! s’est-il exclamé en revenant, y’a plus de papiers nulle part.
Il s’est positionné devant moi, son sexe encore dressé juste sous mon nez.
- Nettoie-moi maintenant, je vais pas retourner bosser comme ça !
Qu’entendait-il par « nettoyer » ? Il ne voulait quand même pas que je…
Rien qu’à imaginer prendre ce sexe dégoulinant de sperme dans ma bouche, j’en avais des hauts le cœur. Je n’avais jamais fait de fellation, même à mon copain quand il sortait de la douche ! Alors à un inconnu qui venait d’éjaculer…
- Dépêche-toi, imagine si quelqu’un entrait maintenant…
J’ai visualisé rapidement la scène, avec moi à genoux au milieu de la pièce, la poitrine nue et maculée de sperme, le visage également souillé… C’était plus que je ne pouvais en supporter, alors je me suis penchée en avant et j’ai sorti timidement ma langue pour effleurer une petite giclée de sperme. Le goût m’a écœuré, j’ai trouvé ça répugnant. L’odeur me chatouillait désagréablement les narines tandis que la texture était pire encore, elle me donnait l’impression que la substance encore chaude et visqueuse me resterait collée dans la gorge.
- Vas-y bébé, nettoie-moi bien, m’a “encouragé” Nabil.
J’ai donc persévéré, même si j’étais dégoûtée. J’ai léché avec plus de conviction la giclée que j’avais à peine entamée, mais j’ai peiné à l’avaler quand elle s’est retrouvée dans ma bouche. Pourrais-je tout absorber, alors que cette première lapée me dégouttait déjà autant ?
Je tenais son membre du bout des doigts, dégoûtée par cette énorme masse de chair brûlante, veineuse, si dure qu’elle me semblait dangereuse… Je me suis approchée doucement, puis j’ai pris le gland de Nabil entre mes lèvres.
C’était pire que tout ce que j’avais pu imaginer, moi qui m’imaginais déjà le pire. L’odeur était âcre, aussi obsédante que déplaisante. Le sperme qui lui maculait encore le sexe était suffisamment abondant et gluant pour me dégoutter au plus haut point. Je n’avais pourtant pas besoin de ça !
Le fait même de sucer un homme, à genoux devant lui, me répugnait. C’est pour ça que je ne l’avais jamais accepté avec Hugo, qui est pourtant tellement gentil avec moi. Alors avec Nabil ! Mais lui avait pourtant réussi à obtenir ce qu’il voulait de moi en seulement deux petits jours…
Je lui ai donc bien « nettoyé » la verge, comme il me le demandait, en avalant tout puisque je ne savais pas quoi en faire d’autre. Pendant que je m’appliquais docilement, pour ne pas dire servilement, il me caressait doucement les cheveux, en un geste qui aurait presque pu paraître tendre, mais qui m’évoquait plus la récompense qu’on offrirait à un chien obéissant.
Quand enfin ce fut fini, Nabil s’est rhabillé et est sorti en me conseillant de me dépêcher. Paniquée, je me suis rendu compte que j’étais encore maculée de sperme… Je me suis précipitée dans les toilettes pour voir si, malgré tout, il n’y avait pas quelque chose pour m’essuyer.
Je suis restée bêtement scotchée devant l’entrée de la première cabine : le rouleau de papier toilette était bien en place, et presque plein ! Le salaud…
Je me suis essuyée à la hâte et je suis retournée travailler, la peur au ventre. Heureusement, personne ne m’a fait de remarque ni n’a dit quoi que ce soit sur notre longue absence. Seul Nabil a lâché un commentaire quand je suis revenue m’asseoir à côté de lui :
- Vivement demain…
Je m’enfonce
Je n’ai pas beaucoup dormi la nuit suivante. Je n’ai pas arrêté de me repasser en boucle les événements de la veille, en me reprochant toutes mes faiblesses et en passant en revue tous les moments où j’aurais pu – et dû – résister.
Le pire était peut-être en sortant du travail, lorsque Nabil m’avait proposé de me déposer chez moi puis, alors que j’avais bêtement accepté, de passer me prendre les matins. « Ce serait stupide que tu mettes vingt minutes à venir en marchant alors que je peux te déposer en cinq », avait-il argumenté. Et là encore, incapable de résister à son étrange aura, j’avais cédé.
A moins que le pire n’ait été la gentillesse mêlée de compassion d’Hugo, vis à vis de qui je me sentais tellement coupable et qui semblait prendre un malin plaisir à me faire culpabiliser davantage en se montrant toujours plus adorable. A chacun de ses sourires, à chacune de ses petites attentions désintéressées, à chaque fois que j’entendais résonner son rire je me voyais à genoux devant Nabil, son sperme en train de gicler sur moi.
Mais qui suis-je, bon sang ?
Lorsque l’heure de partir au travail est arrivée, j’ai senti les larmes me monter aux yeux. Je n’avais pas envie d’y aller, et pas envie de quitter Hugo ! Et pourtant, il devait partir lui aussi.
Nous sommes sortis en même temps de l’immeuble et j’ai constaté avec effroi que Nabil était déjà là. J’avais prévenu Hugo qu’un collègue passerait me prendre ; il a donc cru qu’il serait de bon ton d’aller le remercier et le saluer.
Ils n’ont échangé que quelques phrases avant qu’Hugo ne se mette en route de son côté, mais elles ont été horribles pour moi. Nabil avait un sourire mauvais, ouvertement moqueur, mais Hugo l’a bien entendu pris pour un sourire amical. J’imagine que mon collègue, lui aussi, ne cessait d’avoir l’image de moi à genoux en parlant à mon copain.
Lorsque je suis entrée dans la voiture, Nabil s’est penché vers moi pour m’embrasser. J’ai heureusement eu le temps de me détourner, comprenant à temps qu’il visait ma bouche, mais j’ai tout de même eu droit à un baiser à la commissure des lèvres, ce qui m’était insupportable. Pour qui se prenait-il, à la fin ? Hugo était encore dans notre champ de vision ; en se retournant, il aurait pu nous voir !
Et ce n’était même pas la question…
Nous nous sommes mis en route sans plus d’histoires (car je n’ai, évidemment, protesté que très mollement devant son audace), mais Nabil s’est arrêté sur un parking désert un peu avant d’arriver.
- Qu’est-ce que tu fais ? lui ai-je demandé, inquiète.
- Tu ne vas pas aller travailler comme ça ! m’a-t-il répondu en cherchant quelque chose sur la plage arrière.
J’ai pris une seconde pour analyser ma tenue : jean et pull en laine. Rien de moins sexy, je l’avais d’ailleurs étudiée pour ça. Malheureusement, Nabil semblait encore plus prévoyant que moi…
- J’ai emprunté ça à ma copine ; je me doutais que tu n’aurais pas choisi quelque chose d’approprié, m’a-t-il annoncé fièrement en exhibant une tenue d’apparence microscopique.
- Tu… tu veux que j’enfile ça ? lui ai-je demandé bêtement.
- Vous devez faire à peu près la même taille.
Là encore, incapable de lui résister : j’ai attrapé la jupe et le petit haut qu’il me tendait et j’ai commencé à sortir de la voiture pour aller me changer dans un endroit approprié.
- Où tu vas ? m’a demandé Nabil.
- Je vais me changer, ai-je répondu sur un ton d’évidence.
- Méfie-toi : il n’y a pas trop de coins discrets ici, et beaucoup de vieux routiers qui pourraient avoir envie de profiter d’une jeune femme aussi belle. Je te conseille de te changer ici.
Rouge de honte, j’ai encore essayé de lutter naïvement.
- OK, mais tu regardes ailleurs, hein ?
- Bien sûr ! a-t-il répondu sans même faire mine de tourner la tête.
Je me suis hâtée autant que possible de retirer mon jean, puis d’enfiler la jupe. Mon estomac s’est soulevé de dégoût en constatant à quel point elle était courte, et à quel point le résultat était obscène sur moi. J’allais devoir être attentive à mes mouvements aujourd’hui, sous peine de dévoiler ma culotte à tout le monde…
- Ça va pas avec ta culotte ; on la voit à travers.
Je n’ai pas pu retenir un sursaut de honte : il avait raison ! Au moins ça me ferait un bon prétexte pour remettre mon jean…
- Enlève-la, a suggéré mon pervers de collègue.
- Mais…
- Ne commence pas.
Je me suis laissé convaincre encore une fois, incapable de lui résister. C’était d’ailleurs tellement vrai que je commençais à le soupçonner d’avoir des pouvoirs magiques. Pourquoi étais-je aussi faible face à lui ? J’ai alors retiré ma culotte en songeant que, cette fois, c’était mes fesses que je risquais d’exhiber au moindre mouvement un peu trop ample. Et quelque chose me disait que Nabil comptait bien en profiter…
Pour le haut, il a évidemment joué le même jeu en suggérant que ce serait plus joli sans soutien-gorge. Là encore, il n’avait pas tort sur le fond : un soutien-gorge blanc largement visible sous un haut noir n’est pas nécessairement le plus élégant des mélanges. Mais je l’aurais allègrement supporté s’il n’avait pas été aussi persuasif.-De toute façon, tout aurait été mieux que ma poitrine luttant désespérément pour sortir de sa minuscule cachette… et moi luttant désespérément pour l’y maintenir !
Nabil a alors glissé sa main sous mon haut, m’a attrapé un sein et a commencé à le malaxer. Bien sûr, je n’ai pas réagi.
- Hmmm… a-t-il soupiré, ils m’ont manqué.
Son autre main s’est posée sur ma cuisse, ce qui m’a fait sursauter, puis elle a commencé à remonter lentement jusqu’à mon intimité. Par réflexe, j’ai serré les cuisses, en un geste de défense bien tardif et illusoire.
- Laisse-toi faire, m’a-t-il simplement intimé.
Et une fois encore, j’ai obéi comme un automate. Sa main a atteint mon intimité, ce qui m’a fait sursauter. Personne ne m’avait jamais touchée ici à part Hugo ! Il a alors fait courir ses doigts le long de ma fente, doucement, et je n’ai pas pu retenir un frisson lorsqu’il a effleuré mon clitoris. Mais qu’est-ce qui m’arrivait ? Comment pouvais-je ressentir du plaisir dans une telle situation ? Le pire est sans doute que j’étais tétanisée, incapable de le repousser ou même de protester.
Pour la première fois, une idée étrange m’a traversé l’esprit : n’étais-je pas heureuse, au fond, de la manière dont il se comportait avec moi ? Cela ne me plaisait-il pas d’être « forcée » ? Et non seulement ça me plaisait, mais ça me fournissait aussi une excuse bien commode : en tant que « victime », je n’étais pas coupable…
J’ai immédiatement repoussé cette idée stupide au fond de mon esprit, mais je ne suis plus parvenue à m’en défaire totalement à partir de là. Et les caresses de plus en plus insistantes de Nabil ont fini par m’arracher un gémissement de plaisir, qui a franchi mes lèvres bien malgré moi. J’aurais voulu me gifler, m’arracher la langue même après ça, mais il était trop tard.
Nabil a souri, plus carnassier qu’humain, et sa main sur ma poitrine est devenue plus ferme, presque brutale.
- T’aimes ça, grosse cochonne ! m’a-t-il asséné.
Dépitée, les larmes aux yeux, j’ai fait non de la tête, mais son sourire n’a pas diminué. Il me tenait et il le savait. Nous le savions tous les deux. Ses doigts se sont activés sous ma jupe, de manière de plus en plus hardie. Malgré moi, j’étais presque étonnée des caresses qu’il me prodiguait. Même si ce n’était pas particulièrement tendre, cela n’en restait pas moins à sens unique, et pas dans le sien. Ceci étant, il semblait prendre beaucoup de plaisir à profiter ainsi de mon corps offert sans résistance. Je n’ai pourtant pas tardé à comprendre que l’objectif était tout autre.
Des sensations étranges, incohérentes, sont bientôt venues m’assaillir. En d’autres circonstances, j’aurais cru qu’un orgasme foudroyant approchait. Mais ça ne devait pas être ça. Ça ne pouvait pas être ça ! Pourtant, tous les signes étaient là : j’ai commencé à me tortiller en tous sens, à gémir sans pouvoir m’en empêcher, et plus mon corps tentait d’échapper de lui-même aux caresses de mon « agresseur », plus sa prise se resserrait. Bientôt, je n’ai plus tenu : un spasme violent a secoué tout mon corps. J’ai senti mon entrejambe entrer en éruption et inonder la main de Nabil d’une abondante cyprine. Comme si ça ne suffisait pas, des hurlements de plaisir se sont échappés de mes lèvres et ont porté à son comble mon humiliation. Je me suis dandinée en tous sens, incapable de me contrôler. Je criais comme une furie, comme jamais je n’avais crié avec Hugo… Mais que m’arrivait-il ?
Quand mon exubérant orgasme s’est enfin calmé, des larmes ont commencé à couler le long de mes joues. Je me sentais bien plus faible et ridicule que la veille, lorsque je m’étais avilie devant lui. Au moins ne lui avais-je pas montré que j’avais aimé ça. Alors que là…
Nabil, bien sûr, n’en a tenu aucun compte ; il n’a même pas semblé le remarquer. Il a retiré sa main souillée de mes liquides intimes, l’a portée lentement devant son visage pour la humer, puis il l’a approché de mes lèvres.
- Lèche ta propre chatte.
J’ai fait non de la tête, mais encore une fois il n’en a pas tenu compte. Il a déposé sa main sur mes lèvres et je les ai entrouvertes par réflexe, incapable de lui résister en aucune manière. J’ai bientôt goûté à pleine bouche ce qu’il me tendait, nettoyant consciencieusement chacun de ses doigts à tour de rôle.
- C’est bien, t’es une bonne petite pute. T’as aimé, hein ?
J’ai fait non de la tête en séchant mes larmes, mais cela n’a pas réduit son sourire, bien au contraire. Il a alors baissé son pantalon, laissant apparaître son sexe déjà dressé en une impressionnante érection.
- A ton tour : suce-moi, bébé !
J’ai bêtement commencé par refuser, comme si j’avais encore la moindre influence sur ses décisions et sur le cours de ma propre vie, mais Nabil m’a susurré un simple « chuuut… », puis il a glissé sa main dans mes cheveux pour faire doucement pression sur l’arrière de mon crâne. Soumise, ravalée même au rang de simple marionnette entre ses mains perverses, je me suis exécutée en me penchant docilement vers son membre dressé.
Parvenue à quelques centimètres de son gland violacé, j’ai marqué un nouveau temps d’hésitation : je ne pouvais quand même pas faire ça, dans la voiture d’un quasi-inconnu, moi qui n’avais jamais fait de fellation à Hugo, mon petit ami que j’aimais plus que tout ! Je ne lui aurais jamais prodigué ce petit plaisir à lui, qui pourtant était doux, tendre, et prenait soin de moi au quotidien, mais je m’apprêtais à le faire à ce salopard de Nabil !
Une nouvelle pression sur l’arrière de ma tête a coupé court à mes réflexions et j’ai refermé mes lèvres autour du gland tendu dans ma direction. Il était gros, mais heureusement son goût n’était pas désagréable. J’ai entrepris de le suçoter comme l’attendait manifestement Nabil, mais ça ne lui suffisait pas encore. Il a appuyé encore un peu plus fort sur ma tête, si bien que je me suis retrouvée malgré moi avec sa bite qui me tapait contre la glotte !
J’ai essayé de me retirer, craignant d’étouffer, mais il m’a maintenue en place quelques instants. Son plaisir semblait à la mesure de mon dégoût, si j’en crois les râles qu’il lâchait sans retenue. Lorsque enfin il m’a libérée, je me suis relevée d’un coup et j’ai avalé une grande bouffée d’air. De la bave me coulait sur le menton, mais je n’en ai guère tenu compte, trop concentrée sur ma respiration.
Nabil ne m’a de toute façon pas laissée me rendre plus présentable. Il s’est de nouveau saisi de ma tête dès qu’il a jugé que j’avais suffisamment récupéré, puis il m’a incitée à continuer. Toujours aussi docile, je me suis exécutée comme une idiote.
Il m’a davantage laissé faire cette fois, ne me maintenant même plus la tête en place. C’est donc de ma propre initiative que je suis allée et venue sur sa tige, pompant, aspirant, caressant comme il me le réclamait. Je me suis basée sur ses réactions ou sur ses commentaires pour essayer d’accentuer son plaisir, en me disant que plus vite il terminerait, plus vite je serais libre. Mais était-ce la seule raison ? Je me rends compte aujourd’hui que non, mais je voulais trop me convaincre à l’époque que si, pour tenir compte de ce que je ressentais vraiment. La vérité, pourtant, c’est que j’aimais lui plaire, que j’adorais être sa chose. Déjà à ce moment-là.
J’aimais Hugo, bien sûr, et infiniment plus que j’aimais Nabil. D’ailleurs, je n’aimais pas Nabil. Mais l’amour n’était pas seul en cause, loin de là. Il s’était établi une relation d’une rare intensité entre nous, qui n’avait rien de sentimental. J’aimais être soumise à Nabil autant que j’aimais sincèrement Hugo. Ce dont je ne me rendais pas compte à l’époque, c’est que j’avais besoin des deux…
Je ne sais pas si Nabil était habité des mêmes réflexions, probablement pas, mais il semblait en tout cas trouver la situation particulièrement excitante puisqu’il n’a pas tardé à m’abreuver de ses habituelles paroles romantiques :
- Hmmm, j’adore sentir tes lèvres sur ma bite… Tu fais ça bien, j’ai tout de suite vu que t’étais une sacrée salope !
Aussi bête et ridicule que cela puisse sembler, ses ignobles “encouragements” ne me dégoûtaient pas seulement ; ils me rendaient aussi… fière. Je n’avais jamais laissé s’exprimer autre chose que mon côté “fille sage”, alors m’entendre dire que j’étais une salope me comblait de joie. Une part de moi en tout cas.
Bientôt, ce n’est plus seulement de paroles qu’il m’a abreuvée, mais également de cascades de foutre brûlant. J’ai senti les jets se succéder dans ma bouche jusqu’à l’emplir entièrement, puis le liquide gluant au goût âcre et à l’odeur entêtante a commencé à couler dans ma gorge et le long de mon menton, le trop-plein ayant un besoin vital de s’évacuer.
Ses râles de plaisir ont été aussi longs qu’intenses et, malgré ses propos graveleux et méprisants, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir un sentiment de triomphe à l’idée d’être ainsi la source de son bonheur. Sentiment que je me suis immédiatement reproché vivement, à la fois par respect pour moi et pour Hugo.
Il était pourtant déjà trop tard, au fond : le fait même que j’aie pu les ressentir dans ces conditions en disait assez long sur moi, sur ce que j’étais en train de devenir…’
Je m’offre à lui
En arrivant au boulot, Nabil a bien sûr repris son petit numéro : une main autour de ma taille, il m’a tenu enlacée contre lui. Sauf que cette fois, j’étais dans une tenue… minimaliste. Rien qu’à voir les têtes de nos collègues autour de nous, j’ai imaginé les ragots qu’ils ne tarderaient sans doute pas à colporter. Et le pire, c’est que je ne pouvais même pas leur en vouloir…
Il faudra absolument éviter qu’Hugo rentre un jour en contact avec un de mes collègues !
Nous nous sommes installés à nos bureaux et, comme je le craignais, Nabil n’a pas perdu de temps pour reprendre ses attouchements. Il en avait cette fois après mes cuisses. Puis, après avoir furtivement caressé ma culotte, il m’a soufflé à l’oreille : “Viens avec moi aux toilettes, j’en peux plus là…”.
J’avais naïvement cru que ma prestation de ce matin m’aurait assurée la tranquillité pour la journée, mais j’ai vite compris qu’il n’en serait rien. Je l’ai donc suivi, incapable de comprendre pourquoi, alors que j’étais rongée par la culpabilité vis-à-vis de tout ce qui s’était déjà passé.
« Comment avais-je déjà pu offrir tout ça à ce salopard, alors que je n’avais jamais voulu aller plus loin qu’une masturbation avec Hugo ? Et pourquoi étais-je maintenant incapable de mettre fin à cette atroce situation ? »
Notre arrivée aux toilettes de l’entreprise a coupé court à mes interrogations : Nabil m’a littéralement sauté dessus en me plaquant contre l’évier. Il a commencé à me caresser partout, comme l’y autorisait mon absence de sous-vêtements… et de réaction !
- Putain, t’es trop bonne… a-t-il soupiré dans mon cou, tout en me pressant les nichons.
- Non Nabil, on ne peut…
Il m’a fait taire en plaquant ses lèvres contre les miennes. Sa langue s’est insérée dans ma bouche et est venue caresser la mienne. Avant que je ne puisse comprendre ce que je faisais, je lui rendais son baiser langoureux en me pendant à son cou et en l’attirant à moi.
Mais que m’arrivait-il ?
Soudain mon téléphone a sonné, ce qui m’a fait sursauter. Je l’ai attrapé par curiosité, pour voir de qui venait l’appel : Hugo bien entendu ! Je m’apprêtais à le ranger pour le rappeler plus tard, mais Nabil me l’a pris des mains et a décroché d’un geste vif.
- Qu’est-ce que…
Je me suis interrompue à temps, je ne voulais pas qu’Hugo entende ce que je m’apprêtais à dire à Nabil. Celui-ci m’a fait signe de me taire en plaçant son index sur ses lèvres, puis il m’a indiqué de répondre. Il tenait toujours le combiné.
- Allô ? ai-je soufflé d’une voix hésitante, n’ayant plus trop le choix désormais.
- Oui ma chérie, c’est Hugo. J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, je ne pouvais pas attendre ce soir.
A ma grande horreur, sa voix a résonné dans les toilettes de l’entreprise. Nabil ne s’était pas contenté de répondre, il avait en plus mis le haut parleur ! Il m’a lancé un dernier sourire, puis il s’est baissé de nouveau pour lécher doucement ma fente humide.
- Hmmm… ai-je soupiré, incapable de me retenir au vu du plaisir que me procuraient les caresses buccales de Nabil.
- Ça va ? s’est inquiété Hugo, qui ne parvenait pas à identifier le sens de mon gémissement.
- Euh… oui oui, je t’écoute, ai-je rectifié en essayant tant bien que mal de prendre une voix normale.
- J’ai réussi à avoir les billets ! s’est exclamé mon amoureux au bout du fil.
J’en ai sursauté de plaisir. Je rêvais depuis plusieurs années d’aller voir le célèbre Nathan Kari en concert - une star internationale du rock alternatif - mais les billets s’étaient arrachés comme des petits pains dès la première journée. J’avais raté le coche, et depuis impossible de les trouver.
- C’est impossible, il n’y en avait plus ! me suis-je exclamée, oubliant presque Nabil entre mes jambes.
- Ça, je peux te dire que ça n’a pas été simple ! J’ai dû remuer ciel et terre pour les trouver, mais rien n’est trop beau pour ma Lexie chérie…
J’ai presque senti le sourire de Nabil contre mon vagin. Le salaud se délectait de la situation en même temps que de ma cyprine. Il savait à quel point je me sentais mal, et ça lui plaisait tellement !
Car oui, je me suis sentie vraiment nulle à cet instant. J’avais le petit copain idéal, gentil, aimant, attentionné… et je le trompais avec un quasi inconnu !
- C’est tellement… adorable ! ai-je ajouté à l’intention d’Hugo, en essayant d’y mettre le plus de conviction possible.
Je le pensais sincèrement, mais j’étais si triste et en colère contre moi-même que je devais me retenir de ne pas pleurer.
- C’est normal ma chérie, je t’aime si fort. Je suis le plus chanceux des hommes d’être avec toi, et rien ne me fait plus plaisir que de te rendre heureuse.
Nabil m’a rentré un doigt dans la chatte.
- Ooohh… ai-je lâché, plus en rapport avec l’intrusion qu’avec l’adorable déclaration de mon petit copain.
Il a fait attention de ne pas aller trop loin afin de ne pas me priver de ma virginité, mais c’était tout de même plus que je n’avais jamais fait. Dire qu’avec Hugo, nous nous étions limités à quelques masturbations mutuelles ! Par ma faute en plus…
Comment était-ce possible que je me sois toujours refusée à Hugo pour m’offrir ainsi à Nabil, qui était bien le dernier à le mériter ? Mon adorable copain, la patience incarnée, qui m’avait attendu avec tant d’amour et d’abnégation, que dirait-il s’il l’apprenait ? Et qu’est-ce que ça faisait de moi ? Je préférais ne même pas y penser.
Bien sûr, j’essayais de me rassurer en me disant que je ne choisissais pas, que Nabil me forçait en quelque sorte à faire tout ça. Mais j’avais eu tout le temps d’y réfléchir et je savais que c’était faux.
La vérité, c’est que cette relation m’arrangeait bien. Je cultivais mon image de fille bien sous tous rapports, et j’étais très attachée à cette image. En fait, j’étais si hypocrite que je me l’imposais à moi-même !
Alors quand Nabil me touchait, quand il « m’imposait » des choses, je pouvais facilement céder en me disant qu’il me forçait. C’était faux, je n’avais jamais réellement refusé quoi que ce soit, mais ça me permettait de garder ma belle image de fille sage jusque dans ma psyché ! C’était lui le salopard, et moi la malheureuse innocente.
Mais mon vagin, lui, ne mentait pas ! La chaleur que je ressentais actuellement dans mon bas-ventre, l’humidification plus que sensible de mon sexe, l’incapacité dans laquelle je me trouvais de lui résister – jusqu’à le laisser me caresser alors même que j’étais au téléphone avec mon copain – tout cela faisait de moi la dernière des salopes, je ne me pouvais plus me le cacher.
Comment pourrais-je vivre avec cette image de moi-même désormais ? Je ne le savais pas, mais j’avais d’autres problèmes plus urgents dans l’immédiat.
- Je… je t’aime Hugo… ai-je soupiré, en me concentrant pour que mes halètements de plaisir ne soient pas audibles.
Comment Nabil faisait-il pour me faire autant de bien ?
- Je t’aime aussi Lexie, tu es et sera toujours l’unique femme de ma vie.
Une larme a coulé le long de ma joue, que j’ai été incapable de retenir. Il était tellement gentil, comment pouvais-je lui faire ça ? Et pour du sexe en plus, uniquement pour ça ! Mais alors, pourquoi étais-je incapable de dire à Nabil d’arrêter ?
Le plaisir a continué à monter, jusqu’à me dominer. L’amour que je ressentais pour mon copain, les délicieuses sensations que me procuraient Nabil… tout s’est mélangé dans mon esprit embrouillé.
- Je veux te faire l’amour ! ai-je soudain déclaré.
Quoi ? Mais qu’est-ce que je racontais ?
J’étais dans un état second, je ne savais même pas clairement à qui je m’adressais. Sauf que chacun l’a pris pour lui.
- Tu… tu es sérieuse ? a demandé Hugo, qui ne parvenait pas à dissimuler sa jubilation.
Le pauvre, je pouvais le comprendre : cela faisait deux ans que je me refusais à lui, et voilà que je lui disais enfin que j’acceptais de coucher !
Mais était-ce vraiment à lui que je le disais ?
Pendant ce temps, Nabil s’est redressé et il m’a observé avec un sourire. Je ne savais pas à quoi il pensait, mais je n’aimais pas du tout son sourire.
- Oui, je suis sérieuse, ai-je répondu à Hugo. Je veux coucher avec toi, je suis prête.
- …
- Hugo ? ai-je insisté, surprise par son absence de réponse.
- Je sais que c’est tellement important pour toi de respecter les règles, a-t-il enfin repris. Je ne voudrais pas que tu fasses un choix précipité.
J’ai réfléchi une seconde : était-ce un choix précipité ? Oui, bien sûr que oui ! Je n’étais pas dans mon état normal, mais surtout je voulais couper l’herbe sous le pied de Nabil. Non seulement le prendre à son propre jeu (tu as voulu entendre notre conversation, eh bah prend ça dans les dents !), mais aussi lui faire savoir qu’il ne menait pas totalement la danse. Il m’avait fait vivre ma première fellation, ainsi que quantité d’autres choses, mais ÇA il ne l’aurait pas.
- Je suis sûre de moi, ai-je affirmé avec force.
Il y a eu un nouveau blanc, pendant lequel Hugo a semblé réfléchir. Pendant ce temps j’ai observé Nabil du coin de l’œil, et ce que j’ai vu m’a fait sursauter : son pantalon était venu saluer ses chevilles, ce qui fait qu’il était nu en face de moi, son sexe en érection.
Il s’est approché et, ne tenant pas compte de mes hochements de tête négatifs, il a posé son gland contre ma vulve. Je voulais lui dire que non, mais c’était lui qui tenait le téléphone et je ne pouvais donc rien dire sans qu’Hugo m’entende. Je voulais me débattre, mais il était positionné entre mes jambes et je n’aurais pas pu m’échapper sans que le bruit de lutte ne soit audible.
Mais cela n’aurait-il pas quand même pas valu le coup, si je l’avais vraiment voulu ? Était-ce vraiment la seule raison pour laquelle je ne m’étais pas réellement débattue ? Disons que ça m’arrangeait bien de le croire…
Nabil a commencé à frotter son membre dégoulinant de mouille contre ma vulve, qui ne l’était pas moins. Quoi que j’en dise, nous étions tous les deux dévorés par un désir que plus rien ne pouvait entraver, pas même l’amour sincère et jusqu’ici platonique que j’entretenais avec celui que je considérais toujours comme l’homme de ma vie.
- Je ne voudrais pas que tu renonces ainsi à des valeurs qui te sont si chères, ma chérie, m’a dit Hugo à l’autre bout du fil.
Pourquoi fallait-il qu’il soit aussi adorable ? Pourquoi était-il toujours aussi gentil avec moi ? S’il avait su ce que je faisais et qu’il avait eu le désir de me le faire payer, il ne s’y serait pas pris autrement : plus il était irréprochable, plus mes excuses s’évanouissaient et plus je me sentais nulle, en comparaison.
Nabil m’a attrapé les seins des deux mains, il me les a malaxés avec un sourire pervers tout en frottant son sexe contre le mien. Il s’est ensuite approché de moi, puis il m’a glissé doucement à l’oreille :
- T’es vraiment trop bonne, je vais te sauter avec l’autre minable au bout du fil.
- Nabil je t’en supplie, non ! l’ai-je supplié, également à voix basse.
J’ai obtenu un nouveau sourire pour toute réponse, il savait bien que si je voulais réellement qu’il arrête je pouvais le repousser. Sauf que j’étais une hypocrite : mes gestes ne suivaient pas mes paroles. Hugo a soudain repris la parole :
- Faisons les choses dans les règles mon amour, a-t-il dit au bout du fil. Moi aussi j’ai très envie de toi, mais je pense qu’on peut encore attendre un peu. Un tout petit peu…
Nabil a souri de plus belle. Il a positionné son gland juste à l’entrée de ma vulve, je savais qu’il n’allait pas tarder à me pénétrer. Je faisais toujours « non » de la tête, mais sans vraiment y croire moi-même. Pourtant, ce salaud faisait durer le plaisir : je crois que la situation l’excitait énormément.
- On va pouvoir coucher ensemble, a poursuivi Hugo. Ce sera magnifique, tellement beau puisqu’on l’a retenu si longtemps. Peu de personnes en sont capables, or ce sera la preuve de notre amour véritable.
Le faisait-il exprès ? Je ne pouvais m’empêcher de me le demander tellement ses paroles venaient me planter des poignards acérés en plein cœur. Bien sûr, il avait raison. Et pour cause, c’est le discours que je lui ai toujours tenu. Mais alors, qu’est-ce qui avait changé ?
- Il n’y a qu’une solution ma chérie… a encore déclaré Hugo.
Non, il ne va quand même pas faire ça ? Pas maintenant, pas dans cette situation ! Ce serait tellement horrible pour lui… comme pour moi !
Nabil semblait avoir anticipé lui aussi, mais bien sûr cela l’emplissait d’un bonheur à nul autre pareil. Pour un salopard comme lui, je suppose que rien n’aurait pu être plus excitant.
- Alexia, veux-tu m’épouser ? a lâché Hugo à l’autre bout du fil.
Le visage déformé par l’extase de cette atroce situation, Nabil m’a pénétré. Brutalement. J’ai senti mon hymen céder sous son assaut barbare, emportant dans sa disparition ma fierté, mes rêves et mes espoirs, mes valeurs, mon estime de moi-même et bien d’autres choses encore…
…mais emportant aussi mon corps, désormais déconnecté de mon esprit, dans une spirale inconnue de plaisir survolté. Jamais je n’avais ressenti des sensations aussi fortes, et jamais je n’aurais cru possible d’être déchirée entre deux sentiments aussi contradictoires : une tristesse insondable et un bonheur physique aussi débridé.
- Oooh… oh oui ! ai-je soupiré, incapable de retenir mes gémissements de plaisir.
- Lexie, c’est un oui ? s’est demandé Hugo, sans doute surpris par le ton extatique sur lequel je lui avais répondu.
Je me suis mordue la lèvre, obligée de me concentrer pour ne pas hurler de plaisir. Dans le même temps, des larmes coulaient sans discontinuer sur mes joues, trahissant mon désespoir et ma haine de moi-même.
- Oui, c’est un oui ! ai-je répondu en tentant de prendre un air enjoué.
J’en avais réellement envie, mais ce que j’avais laissé faire détruisait tout. La bite de Nabil allait et venait en moi, il me baisait comme un animal pendant que mon copain exultait à l’autre bout du fil :
- C’est merveilleux ma chérie ! Tu te rends compte ? On va se marier…
Il a laissé un petit blanc, puis il a glissé plus doucement, sur un ton de conspirateur :
- On va pouvoir coucher ensemble mon amour, perdre tous les deux cette virginité qu’on avait conservé l’un pour l’autre.
Nabil ne retenait qu’à grand peine un éclat de rire. Ce salopard semblait n’avoir aucune pitié pour personne, il jouissait de la situation avec un sadisme pur, insouciant des vies qu’il détruisait dans son sillage.
Il m’a mit son pouce dans la bouche, comme il l’aurait fait à une actrice de X, puis il a commencé à mes gifler les seins. Il n’était pas tendre, c’est le moins qu’on puisse dire, et pourtant j’aimais ça.
Est-ce que je vaux vraiment mieux que lui ?
- J’ai hâte de te retrouver ce soir ma chérie, a ajouté Hugo. J’ai tellement hâte de te prendre dans mes bras pour qu’on fête ça ensemble et qu’on puisse en parler de vive voix.
J’ai acquiescé, mais en attendant Nabil m’a pressé les seins avec davantage d’ardeur encore. Il n’en pouvait visiblement plus, il commençait même à haleter de plaisir. La situation l’excitait énormément, alors que moi elle me faisait si mal…
- Il y a quelqu’un avec toi ? m’a demandé Hugo, que je pouvais presque voir froncer les sourcils rien qu’au ton de sa voix.
- Non non, euh… c’est un chien.
- Un chien ?
- Oui, il y a un chien pas très loin de l’entreprise, il vient souvent nous voir.
- Ah, ok.
Il semblait trouver ça étrange, et je me demandais si les bruits qu’émettaient Nabil pouvaient vraiment passer pour ceux d’un chien, mais après tout il n’avait à priori aucune raison de soupçonner quoi que ce soit.
La gentille et prude Alexia ne ferait jamais rien derrière son dos, c’était tellement évident !
Penser à cela me fit de nouveau très mal, mais le plaisir commençait moi aussi à me gagner, car Nabil me baisait toujours contre l’évier ! Il s’est bientôt affalé sur moi, puis il a pris un de mes seins en bouche pour étouffer ses gémissements de plaisir.
Effectivement il arrivait à bout, j’ai senti des torrents de sperme inonder mon vagin qui faisait connaissance pour la première fois avec ce fertile liquide. Son sexe se contractait, accroissant encore ma sensation de plaisir.
Ni tenant plus, incapable de me retenir, j’ai commencé à jouir à mon tour.
Je me suis mordu la lèvre pour ne pas crier, mais nos gémissements me semblaient pourtant tellement audibles !
- Ça va Lexie ? T’es toujours là ? s’est inquiété Hugo.
Qu’est-ce que je suis en train de faire ?
Je venais de tromper mon copain, de la manière la plus horrible possible puisque j’avais abandonné ma virginité, que je lui avais toujours refusée à lui, à un collègue que je ne connaissais quasiment pas. Et comme avec Hugo nous ne couchions pas… je ne prenais même pas la pilule !
L’horreur de la situation m’a frappée d’un coup, de manière atrocement accentuée par le fait que mon orgasme était désormais passé. Avant je m’en voulais énormément, mais j’étais dominée par l’excitation qui muselait mes remords.
Désormais, je n’avais plus que la tristesse et la culpabilité pour seules compagnies. Avec bien sûr la frayeur de tomber enceinte, ce qui serait bien la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Je crois que je n’aurais guère pu faire pire à Hugo.
Nabil s’est retiré, laissant sa semence dégouliner de mon vagin pour tomber dans l’évier, puis il m’a gratifié d’une petite tape sur la tête, du genre : « bon chien-chien ».
- Je suis là, ai-je enfin répondu à Hugo, qui insistait de plus en plus nerveusement. Je suis désolée mon amour, je me suis cognée le pied en jouant avec le chien, c’est vraiment bête…
- Ah, d’accord, a répondu Hugo, dont la voix sonnait assez faux tout de même. Mais tout va bien ? Tu ne… enfin tu ne regrettes pas ce qu’on vient de se dire ? Tu ne trouves pas que c’est trop précipité ?
Et voilà, il fallait qu’il s’excuse et pense que le problème venait de lui ! Mais pourquoi était-il aussi parfait ? Rien que par pure méchanceté envers moi-même - puisque j’estimais bien le mériter à ce moment-là - j’ai presque eu envie de tout lui avouer. De lui hurler dessus même :
« Mais bon sang, tu ne vas pas comprendre que c’est moi la salope ? Que je te fais cocu avec un connard qui te tourne en ridicule pendant que tu es adorable avec moi, que tu me couvres de cadeaux et que – pire que tout – tu me demandes en mariage ? Déteste-moi comme je le mérite ! »
Mais bien sûr, je n’ai rien dit de tout ça. Nabil m’a rendu mon téléphone avant de commencer à se rhabiller, son sourire sadique et satisfait ne quittant plus son visage, et j’ai marmonné quelques mots d’amour et d’au revoir à Hugo, dont je ne me souviens même plus vraiment la teneur.
J’étais dans un état second.
Je venais de ruiner ma vie en seulement trois petits jours.
Record battu ?
Une folle virée
Comme Nabil l’avait convenu la veille avec Hugo en me ramenant chez moi – et à l’encontre de ma volonté – nous nous sommes retrouvés tous les trois le samedi en milieu de matinée pour une journée shopping. Ce qui était peut-être le plus atroce - outre le fait que j’avais couché avec le premier hier - c’était que mon petit copain semblait réellement apprécier son cocufieur. Cette idée me mettait au supplice : s’il savait, le pauvre !
Nabil, d’ailleurs, ne faisait rien pour se cacher : après sa traditionnelle bise appuyée, il m’a glissé un bras autour de la taille et c’est ainsi que nous avons commencé à descendre la rue piétonne : tous les deux enlacés avec Hugo à côté de nous… Je ne cessais de jeter des regardsà mon copain, très mal à l’aise, mais il ne disait rien.
Il semblait blessé, même s’il s’appliquait à ne pas le montrer, mais je ne savais pas comment réagir. J’aurais voulu repousser Nabil et enlacer Hugo, bien sûr, mais je n’y parvenais pas. Pourquoi étais-je incapable de lui refuser quoi que ce soit ?
Déjà que j’étais paralysée par la culpabilité de ce qui s’était produit la veille, si bien que j’avais à peine été capable de baragouiner deux mots à Hugo en rentrant le soir - alors que lui était bien sûr tout excité – voilà que je venais lui apporter un nouveau coup de poignard en laissant Nabil me… tripoter.
Le pauvre, alors que nul ne mérite moins que lui tout ce qui lui arrive !
Mais les choses n’ont bien sûr fait qu’empirer. Bientôt, Nabil nous a indiqué une boutique de lingerie des plus sexy :
- Tiens, tu veux aller jeter un œil Alexia ?
- Euh, je…
Je m’apprêtais naïvement à tenter de refuser, mais Nabil m’a dissuadé en posant une discrète main sur mes fesses et en me les pressant légèrement. Le message était clair :“attention ou je passe à la vitesse supérieure”.J’ai donc cédé. Une fois encore.
- D’accord, bonne idée ! ai-je lancé.
Un bref regard sur Hugo m’a appris qu’il n’aimait pas beaucoup cette idée, mais que pouvais-je faire maintenant ? Seulement espérer que Nabil ne franchirait pas les limites de l’acceptable. Autant parier sur un escargot dans une course de vitesse !
Nous avons donc arpenté les rayons de la boutique pendant quelques minutes, cherchant pour ma part un joli ensemble afin de justifier ma présence ici. Heureusement Nabil a eu la bonne idée de se détacher de moi et de partir dans son coin, j’ai donc pu discuter un peu avec Hugo pendant ce temps, ce qui ne m’a pas forcément réjoui sur le moment.
- Il est assez tactile, non ? m’a-t-il dit avec une mauvaise humeur à peine masquée.
Au moins il commençait à comprendre à qui il avait à faire.
- Oui, mais il est comme ça avec tout le monde, alors on s’y fait !
Il n’a rien répondu, mais j’ai bien vu qu’il n’était guère convaincu. Pour tenter de changer de sujet, je lui ai montré un petit ensemble rouge en dentelles :
- Il est joli celui-là, non ?
J’ai apparemment fait mouche, puisque ses yeux se sont mis à briller.
- Oui, il est très bien. Tu veux l’essayer ?
- Avec plaisir !
Nous nous sommes donc dirigés vers les cabines, et je dois avouer que j’étais rassurée que Nabil ne soit plus dans les parages. Dieu sait ce qu’il aurait encore pu inventer ! Je me suis donc changée aussi vite que j’ai pu, afin éviter qu’il ait le temps de revenir, puis j’ai appelé Hugo.
Il a passé la tête par-derrière le rideau, et son visage s’est éclairé :
- T’es magnifique ! m’a-t-il lancé, à ma plus grande joie.
Soudain, le rideau s’est ouvert en grand sur un Nabil à l’œil vorace.
- Pas mal, ça met bien valeur tes nichons, a-t-il commenté. Mais ça reste un truc de bonne sœur, essaye plutôt ça !
Il m’a alors tendu un autre ensemble, string et soutien-gorge cette fois. Je n’ai pas eu besoin de l’enfiler pour remarquer qu’il était minuscule. Je l’ai pourtant attrapé, puis j’ai refermé le rideau sur mon petit copain qui m’observait d’un air triste. Il était choqué et gêné de l’intervention de Nabil, c’était évident, mais le gentil et timide Hugo n’oserait rien lui dire tant qu’il ne franchirait pas franchement les bornes.
Mais n’est-ce pas ce qu’il fait depuis tout à l’heure ?
Laissant ces pensées pour plus tard, je me suis changée pour enfiler le minuscule ensemble choisi par Nabil. Le string ne cachait que l’essentiel, comme je m’y attendais, mais le soutien-gorge ne valait guère mieux. Cousu de tissu transparent sur le plus gros de sa surface, il ne dissimulait finalement que les tétons, et fort mal. Je ne me voyais pas sortir comme ça !
Mais là encore, Nabil ne m’a pas vraiment laissée le choix :
- T’as fini ? a-t-il demandé.
- Ou…
Je n’ai même pas eu le temps de finir qu’il avait déjà ouvert le rideau. Hugo m’a observée avec des yeux ronds, choqué de me voir ainsi quasiment nue sous le regard d’un collègue que je ne connaissais pas il y a une semaine. Le collègue en question, lui, n’avait aucune gêne :
- Putain ce que t’es bonne ! Là au moins ça met en valeur tes gros nichons. Franchement Hugo, ça te donne pas envie de la baiser dans cette tenue ?
Là il dépassait les bornes, Hugo allait forcément le recadrer.
- Quand même, Nabil… a-t-il lâché d’une petite voix.
Ok, j’avais ma réponse : il ne ferait rien. Le sourire de Nabil s’est accentué, lui aussi avait compris qu’en l’absence de réaction ferme, il pourrait aller toujours plus loin. Jusqu’où irait son “jeu” ? Si Hugo était tout aussi incapable que moi de réagir, je n’étais pas très optimiste…
Comme pour confirmer mes sombres prédictions, mon collègue est entré dans la cabine et s’est glissé derrière moi.
- J’adore ces strings invisibles, a-t-il commenté en matant ostensiblement mes fesses presque nues. On ne voit presque pas la ficelle !
Joignant les gestes à la parole, il a fait mine de suivre le fil avec son doigt, m’effleurant ainsi la raie fessière de son index !
- Nabil, arrête… a faiblement protesté Hugo. Tu caresses ma copine, quand même…
- Oh ça va, sois pas coincé ! a-t-il répondu en riant. On fait que s’amuser un peu, non ?
Sur ce, il m’a donné une claque sur les fesses, puis sa main s’est attardée quelques secondes le temps de les malaxer un peu. Sous les yeux de mon copain.
- La fourmi n’est pas prêteuse ? a-t-il encore ricané en ébouriffant les cheveux d’Hugo. Puis il a quitté la cabine.
Un silence de plomb a suivi son départ.
- Tu ne lui dis rien ? a lâché Hugo, qui semblait aussi triste qu’en colère.
- Toi non plus ! ai-je riposté, décidée à ne pas trop me laisser entraîner sur ce terrain-là.
« Comment oses-tu t’en prendre à lui ? » s’est insurgé la petite voix de la conscience dans ma tête. Mais j’avais fait taire cette petite voix depuis plusieurs jours déjà, même si elle me hantait depuis sans aucun instant de répit.
- C’est que… a-t-il commencé.
Il n’a pas terminé, ne sachant vraisemblablement pas quoi dire.
- Oui je sais, ai-je continué pour lui. Il est assez pénible, c’est difficile de l’envoyer balader.
- Mais… il ne t’embête pas au moins ? Au boulot je veux dire ?
Les images de ce qu’il avait déjà obtenu de moi ont défilées devant mes yeux : quand je l’ai masturbé, pour mon deuxième jour en entreprise, jusqu’à le faire éjaculer sur mon visage et sur mes seins ; quand je l’ai sucé, le lendemain, puis enfin quand il m’a fait l’amour dans les toilettes le même jour. Soit hier. Pendant qu’Hugo me faisait un magnifique cadeau, puis la plus belle des déclarations, puis enfin me demandait en mariage.
- Non, bien sûr que non, ai-je répondu de ma voix la plus assurée. Il reste toujours très pro au travail !
- Ah, a lâché Hugo, manifestement rassuré.
Ouf !
Je me suis rendu compte tout à coup que les caresses de Nabil et la situation, bien qu’atrocement gênantes, m’avaient bien excitées. J’étais presque nue dans une cabine d’essayage, avec une boutique bondée de monde. C’était très… érotique ! J’aurais voulu qu’Hugo entre dans la cabine, me déshabille, me fasse l’amour…
Mais il ne le ferait pas, car c’était Hugo. Alors que Nabil…
Stop, je n’avais pas le droit de penser à ça ! Ce que j’avais fait à mon copain était déjà suffisamment ignoble, inutile d’en rajouter en fantasmant sur son cocufieur. Quand je songeais à ce que ressentirait Hugo s’il l’apprenait, j’en étais malade. Surtout que j’avais fait des choses à Nabil que je n’avais jamais voulu lui faire à lui ! Il ne le comprendrait pas, et c’était bien normal.
Je me suis donc rhabillée, non sans une pointe de déception, puis j’ai acheté les deux ensembles que j’avais essayés ( mais pourquoi cédais-je encore à Nabil, même là-dessus ? ). Nous l’avons ensuite rejoint dans une boutique de vêtements pour femmes, là où il nous l’indiquait.
Ma première réflexion a été de me dire : “Ce sera déjà moins tendancieux qu’une boutique de sous-vêtements”. Puis je me suis dit : “Mais de quoi se mêle-t-il, il veut vraiment m’aider à m’habiller ?”. Et enfin : “Avec Nabil, on n’est jamais au bout de nos surprises. Que va-t-il encore inventer pour nous torturer ?”.
Nous avons regardé ensemble plusieurs robes, Hugo m’en a conseillé une et Nabil une autre. Je préférais celle de Nabil, mais je me serais coupée le sein gauche plutôt que de le reconnaître. J’ai donc prétendu qu’elles étaient bien toutes les deux.
- Va donc les essayer, a suggéré Nabil avec son habituel sourire pervers.
Que mijote-t-il encore ?
Je me suis donc dirigée vers les cabines d’essayage, avec mon copain et celui qu’il fallait bien appeler mon amant aux trousses. Je me suis glissée à l’intérieur, puis j’ai commencé à me changer. J’avais pourtant à peine retiré la moitié de mes vêtements que la main de Nabil s’est glissée à l’intérieur, en tenant mes sous-vêtements fraîchement achetés.
- Met ceux-là, ce sera plus joli avec.
Je les ai attrapés, il s’agissait bien sûr de l’ensemble microscopique qu’il avait choisi. Mais admettons, j’aurais de toute façon une robe par-dessus.
J’ai donc continué à me déshabiller, jusqu’à me retrouver totalement nue dans la petite cabine d’essayage. Je me suis arrêtée un instant, songeant presque à jouer un mauvais tour à Nabil : je pourrais appeler Hugo, lui demander de me faire l’amour là, juste sous l’oreille envieuse de ce prétentieux. Mais je n’ai pas osé, et de toute façon Hugo n’aurait pas accepté. Il n’aime pas tout ce qui sort de l’ordinaire… et je suis censée ne pas vouloir faire l’amour avant le mariage !
Pendant une seconde, bien malgré moi, je me suis imaginée faire l’inverse : appeler Nabil et faire l’amour sous le nez de mon copain. Idée ignoble, mais qui m’a immédiatement fait ressentir une certaine chaleur dans l’entrejambe.
« Mais pourquoi faut-il que je ressente ça ?! »
J’ai laissé ces pensées pour plus tard, puis je me suis rhabillée. J’ai enfilé les sous-vêtements de Nabil, puis la première robe (celle d’Hugo). Une fois cela fait, je les ai hélés.
Le rideau s’est ouvert sur les deux mecs, qui avaient tous les deux un sourire conquis. Hugo, le gentleman, regardait la robe avec admiration.
- Waouh ! T’es super belle là-dedans ! a-t-il lancé.
Nabil, le pervers, observait mes courbes avec délectation.
- Pas mal, a-t-il renchéri, mais elle ne met pas assez en valeur tes seins je trouve.
Cela lui a attiré un regard noir de mon copain, mais je ne crois même pas qu’il s’en soit aperçu. Mon sans-gêne de collègue s’est alors glissé dans la cabine, puis il m’a contournée pour m’observer sous tous les angles. Bientôt, j’ai senti ses mains dans mon dos.
- Attends un peu, il y a un truc qui me dérange.
Le temps que je comprenne ce qu’il faisait, il était déjà trop tard : il avait défait mon soutien-gorge, puis il l’a retiré d’un geste vif en l’attrapant par-devant. Non sans m’effleurer brièvement les seins au passage, ce que n’a pas manqué de remarquer Hugo. Il n’a pourtant toujours rien dit.
- Ça fait quand même plus joli avec la robe.
Tu parles ! J’avais maintenant un décolleté “allongé”, dans la mesure où il ne permettait plus de voir seulement une partie de mon soutien-gorge… mais une partie de mes seins !
- C’est vrai que c’est plus adapté comme ça, a lâché Hugo d’une petite voix.
Là, j’en suis resté bouche-bée. D’accord, c’était peut-être vrai dans l’absolu, surtout que mon soutien-gorge et ma robe n’étaient pas forcément super assortis. Mais de là à ce que mon petit copain soutienne le type qui venait de m’enlever mon sous-vêtement sous ses yeux, en me caressant quasiment les seins au passage, ça me dépassait totalement !
Mais je n’ai rien dit, comme d’habitude, et j’ai commencé à retirer ma robe dès que les garçons ont quitté la cabine. Je n’avais pas encore eu le temps d’enfiler la suivante, qui ne m’arrivait pour le moment qu’aux hanches, quand Nabil a tiré le rideau en grand en lançant :
- C’est bon maintenant ? T’es lente !
Je me suis caché les seins par réflexe, puisqu’ils étaient désormais visibles, mais Nabil n’a pas semblé plus perturbé que cela. Il est entré dans la cabine, suivi par Hugo qui avait peur que tous les clients de la boutique me voient à moitié nue.
Charmante attention, mais pendant ce temps c’est Nabil qui me voit à moitié nue !
- Sympas tes seins ! a commenté Nabil. Ne t’embête pas à les cacher, je les ai vu maintenant.
Je n’en ai pas moins gardé ma main protectrice, en essayant tant bien que mal de faire glisser le haut de ma robe jusqu’à mes épaules pour me couvrir. Dès que j’y suis parvenue, je me suis rendu compte que ce n’était de toute façon que moyennement utile : le décolleté de la robe qu’avait choisi Nabil n’était pas plongeant… il était pire !
- Là c’est mieux, a-t-il encore cru intelligent de souligner. Avec des mamelles pareilles, ce serait quand même dommage de pas les montrer un peu !
Il s’est tourné vers Hugo, comme s’il en attendait une approbation. Celui-ci s’est contenté de se décomposer, devenant blanc comme un linge.
Mais pourquoi mon copain ne dit-il toujours rien ? Et moi d’abord, pourquoi je ne dis rien non plus ? Comment va finir cette folle virée ?
Le sauna
Hugo
Il était déjà plus de midi lorsqu’on est sorti de la seconde boutique, on s’est donc mis en quête d’un endroit où manger. Pas très original, Nabil a proposé une grande chaîne de restauration américaine (non pas celle-là, l’autre), ce que nous avons malgré tout accepté.
Sur la route, nous sommes passés devant un photomaton, devant lequel l’encombrant collègue d’Alexia nous a fait signe de nous arrêter.
- Attendez, j’ai une idée ! nous a-t-il expliqué.
Comme je commençais à le connaître, je me suis immédiatement attendu au pire. Lexie aussi, à en juger par son expression.
- Met ta nouvelle robe ! lui a-t-il lancé. Tous les mecs des environs vont fantasmer sur tes nichons, ce sera marrant de voir leur réaction.
On a échangé un regard avec Alexia, aussi peu motivé par cette nouvelle idée « géniale » l’un que l’autre. Elle s’attendait probablement à ce que je dise quelque chose, mais sans que je sache vraiment pourquoi je n’y parvenais pas. J’étais paralysé face à Nabil, qui l’avait bien remarqué et qui savait en jouer.
Qu’est-ce qu’Alexia va penser de moi ? Qu’est-il en train de faire de notre couple ?
- C’est moyen comme projet… a murmuré mon amoureuse.
- Allé, fais pas la tête ! a ajouté Nabil à mon intention, sans se préoccuper de la remarque d’Alexia. Tu vas la tenir contre toi, tout le monde t’enviera et rêvera de ta meuf. Tu seras le caïd du centre commercial !
L’argument m’a laissé de marbre, mais il n’en a absolument pas tenu compte. Il la poussait déjà à l’intérieur du photomaton, et elle était apparemment bien trop faible pour lui résister. Moi aussi d’ailleurs, puisque je n’ai rien dit.
Il lui a passé le sac contenant la robe, et nous avons attendu bêtement devant cette cabine improvisée. Nabil souriait largement, il était évident qu’il était très fier de lui. Heureusement, il n’a cette fois pas essayé d’entrer.
Quand Lexie est sortie, sa tenue a confirmé mes pires craintes : sa robe, d’un rouge criard, était courte et fendue sur le côté droit, ce que je n’avais pas remarqué tout à l’heure (il faut dire que j’avais été obnubilé par son décolleté). Ses cuisses étaient largement visibles, et même la naissance de ses fesses du côté de la fente (je parle de la fente de la robe).
Inutile de mentionner de nouveau le haut, lequel ne cachait que le strict minimum. Un œil attentif pouvait voir de bonnes parties de sa poitrine, au gré de ses mouvements. Et des yeux attentifs, quelque chose me disait qu’il y en aurait bientôt pas mal…
Nous nous sommes remis en route en direction du roi du burger, et contrairement à ce que Nabil avait annoncé, c’est bien lui qui a attrapé ma copine par le bras pour marcher à côté d’elle. J’avançais un bon mètre derrière eux, la tête baissée, trop honteux pour dire quoi que ce soit.
En arrivant devant le comptoir pour commander, le serveur s’est fendu d’un dispensable : “ça va les amoureux ?” à l’intention d’Alexia et Nabil. C’était d’autant plus humiliant que la main de ce dernier avait lâché le bras de ma copine pour l’attraper par la taille, et c’est donc collés l’un à l’autre qu’ils ont répondu à leur interlocuteur :
- C’est pas ma copine, a lâché Nabil avec un sourire entendu.
- Ah je vois, a répondu le serveur en lui rendant son sourire.
Pourquoi étais-je incapable de m’insurger ? Peur de la honte que ça m’attirerait inévitablement ? Peur de créer un scandale alors que je me faisais peut-être des idées ? Je crois que je préférais lâchement m’en remettre à la confiance que j’accordais à Lexie.
Ils ont commandé sans un regard pour moi, puis ils sont allés s’asseoir. Ne parvenant pas à comprendre le comportement de ma copine, je me suis contenté de les regarder d’un œil mauvais.
- Elle donne sacrément faim, hein ? m’a lancé le serveur en interprétant mal mon regard.
- Quoi ? ai-je répondu en me tournant vers lui.
- La petite salope à moitié à poil, elle donne envie, non ? a-t-il répété en désignant ma copine. Tu te rends compte que c’est même pas son mec auquel elle est collée ?
- Non ?! ai-je mine de m’intéresser, alors que je peinais à retenir mes larmes.
- J’te jure, ils me l’ont dit ! Tu te rends compte que pendant ce temps, elle a sûrement un petit copain bien gentil qui l’attend sagement à la maison ? Ahaha le pauvre cocu, t’imagine ce qu’elle doit se prendre pendant son absence !
- Qu’est-ce que t’en sais ? Qu’est-ce qui te permet de la juger ? ai-je rétorqué, hors de moi.
Le serveur a alors abandonné sa contemplation de ma copine pour se tourner vers moi. Son sourire complice l’a aussitôt déserté, puis il a repris un air plus professionnel.
- Désolé monsieur, vous avez raison. Qu’est-ce que vous voulez prendre ?
Quand j’ai rejoint Alexia et Nabil, mon ticket à la main pour attendre la modeste salade que j’avais commandé (les commentaires du serveur m’avaient coupé l’appétit), ils étaient déjà côte à côte et je n’ai donc pas eu d’autre choix que de m’asseoir en face.
Nabil
Cette merde d’Hugo s’est assis en face de nous, l’air toujours aussi con pendant que je tripotais sa copine quasi devant lui. Je m’étais promis d’y aller progressivement, mais ça me démangeait de faire sortir ses nichons de sa robe pour que tout le monde les voie. Je suis sûr qu’il n’aurait rien dit, ce pauvre type !
Je savais pas jusqu’où je pouvais aller avant qu’il réagisse, mais je me suis dit que je le saurais bientôt de toute façon, alors autant pas trop précipiter les choses. Le vieux coup de la grenouille dans l’eau chaude…
J’ai posé une main sur la cuisse d’Alexia, l’air de rien, genre comme si on parlait tous les deux. Enfin bien assez haut pour qu’un mec normal s’énerve et m’en mette une, mais ni elle ni lui n’ont rien dit. Je suis tombé sur des perles ! J’ai quand même lancé un petit regard vers Hugo, pour m’assurer qu’il avait vu.
Oh que oui, il est devenu tout rouge ! C’est trop bon…
Franchement, je crois que le fait que ça se passe sous les yeux d’Hugo m’excitait encore plus que le simple fait de caresser Alexia. Ok cette meuf est super bonne, et ok j’ai pris un putain de pied à la baiser, mais devant son mec… rien que de la tripoter un peu je suis déjà au taquet comme un dingue. Vivement que je la déglingue devant ce puceau !
L’idée m’a fait mouiller dans mon caleçon. Je sais pas pourquoi, mais j’avais grave envie de l’humilier, de le rabaisser, de le soumettre lui aussi. C’est dingue, normalement les mecs m’intéressent pas ! Le truc c’est que là… j’avais même envie de le forcer à me sucer. J’ai imaginé la scène et ça m’a fait bander plus dur encore. Putain ! Je fantasmais sur un mec ?
Je me suis rassuré en me disant que c’était uniquement pour le plaisir de l’humilier devant sa meuf. C’est parce que je suis un mâle dominant, rien d’autre. Et certainement rien à voir avec un fantasme homosexuel ! Pourtant…
On s’est levé après mangé pour aller au spa, et j’ai bien sûr pris Alexia par la taille pendant le trajet. Autant que tout le monde sache qui est avec qui. En arrivant, on a acheté nos tickets et on s’est dirigés vers les vestiaires. C’est seulement à ce moment-là que les deux tourtereaux se sont aperçus qu’il s’agissait d’un spa naturiste.
- Oups, je vous l’avais pas dit ? ai-je fais mine de m’interroger, avec à l’appui mon sourire le plus hypocrite.
Ils se sont regardés d’un air entendu, mais comme d’habitude ils n’ont rien dit et se sont dirigés d’un pas résigné à ma suite. Je me suis engagé dans les vestiaires, où j’ai constaté avec satisfaction que nous étions seuls. Sans attendre et sans pudeur, j’ai commencé à me déshabiller.
Hugo
Nabil n’a pas perdu de temps pour se déshabiller, sans aucune gêne comme à son habitude. Mais qu’est-ce qu’on faisait là d’abord ? On n’allait quand même pas rentrer dans son jeu et se mettre nus devant tout le monde ?! Et encore moins devant lui…
Pourtant, nous avons échangé un regard avec Lexie, puis nous avons commencé à nous dévêtir lentement. Que pouvions-nous faire d’autres ? Nous avions déjà payé notre billet, et après tout nous ne faisions rien de mal.
Nabil a rapidement terminé de se déshabiller et je suis resté bouche-bée devant son sexe : il était clairement impressionnant, alors même qu’il était au repos. J’ai détourné le regard aussi vite que possible pour ne pas qu’il imagine que je l’observais, mais j’étais si mal à l’aise que je crois bien être devenu tout rouge.
Nous avons marqué un temps d’arrêt tacite, Lexie et moi, en nous retrouvant en sous-vêtements. Nous avions un blocage psychologique qui nous empêchait de franchir cette étape. Nous retrouver nus devant un inconnu, et même l’un devant l’autre, n’était pas dans nos habitudes !
- Allez, on va pas y passer la nuit ! s’est impatienté Nabil.
Il s’est approché de nous, ce qui m’a mis encore plus mal à l’aise.
- Tu veux peut-être un coup de main, Alexia ? a-t-il demandé d’une voix doucereuse.
L’allusion perverse était autant destinée à ma copine qu’à moi, j’en étais persuadé. Il prenait un malin plaisir à me torturer, et moi je ne parvenais absolument pas à répliquer ! Pourquoi ? Je l’ignorais totalement.
- Non ça ira, a répondu ma copine avec une crainte manifeste dans la voix.
Elle a fait tomber son soutien-gorge, qu’elle a rangé dans son casier en se cachant autant que possible, puis elle a fait de même pour sa culotte. Je l’ai observée avec des yeux ronds, fasciné par son corps magnifique. Ses seins me rendaient dingue, mais je n’avais eu que très peu d’occasions de les voir. Alexia était – et c’est là que ça devient drôle – extrêmement pudique.
Mais alors pourquoi dévoilait-elle aujourd’hui son corps, jusqu’ici précautionneusement gardé à l’abri des regards, à toutes les personnes présentes dans ce spa ? Et à fortiori à Nabil ? L’ascendant qu’il avait sur nous était surprenant, et à vrai dire terrifiant.
- Putain ce que t’es bonne ! a lâché Nabil avec sa classe habituelle en reluquant ma copine.
Lexie a rougit jusqu’à la racine de ses jolies cheveux blonds, apparemment aussi mal à l’aise que moi.
Mais alors pourquoi ne faisions-nous rien ?
- Bon et toi, tu te magnes ? a ensuite lancé Nabil à mon intention. Si tu veux on peut n’y aller que tous les deux.
Il a alors cru bon d’illustrer son propos en prenant Lexie par l’épaule, leurs deux corps nus plaqués l’un contre l’autre. Et ce salopard bandait comme un taureau !
- Non j’arrive, ai-je alors piteusement répondu, d’une voix presque inaudible.
J’ai baissé mon propre caleçon, mais la situation était si gênante que je ne bandais pas du tout, malgré l’excitation que je pouvais ressentir à voir le corps nu de ma copine. Le contraste entre le sexe de Nabil et le mien s’en trouvait accentué : d’un côté sa bite dressée, immense, conquérante ; de l’autre la mienne, renfrognée, insignifiante, comme déjà vaincue par sa rivale.
- Ouais, je vois pourquoi t’étais pas pressé de la montrer ! a commenté Nabil en riant.
Sur ces belles paroles, il a quitté le vestiaire bras-dessus bras-dessous avec Lexie, me laissant seul et profondément malheureux dans mon vestiaire. Mais qu’était-il en train de se passer ?
Ne pouvant me résoudre à les laisser ainsi seuls, nus et collés l’un à l’autre dans ce lieu de débauche, je me suis lancé à leur suite, mon sexe ballottant piteusement entre mes cuisses.
Alexia
J’ai jeté un coup d’œil en arrière en espérant qu’Hugo nous rattraperait et stopperait enfin cette folie. A moins que… était-ce réellement ce que j’espérais ? Je ne savais pas vraiment au fond.
Bien sûr que je le voulais, puisque cette situation était malsaine, anormale, et surtout qu’elle faisait probablement beaucoup souffrir mon petit ami. D’un autre côté, si je ne parvenais pas à repousser Nabil il y avait forcément une raison. Je crois que oui : j’aimais aussi ce qu’il me faisait découvrir.
De toute façon, la question ne s’est pas posée : Hugo nous a effectivement rattrapés, mais il s’est rangé à notre suite sans dire un mot. Il semblait au moins aussi mal à l’aise que moi, mais lui non plus ne parvenait pas à dire quoi que ce soit à Nabil.
En poussant plus loin l’analogie entre mon copain et moi, une question dérangeante est venue m’assaillir : quelles étaient les raisons qui empêchaient Hugo de s’opposer à Nabil ? En ce qui me concerne, j’en étais venu à la conclusion que son charisme naturel, mêlé à mon attirance non dite, provoquait chez moi un cocktail explosif et bloquant. Et pour Hugo ? Se pouvait-il qu’une forme de plaisir masochiste l’empêchait de se rebeller ? Aimait-il lui aussi cette situation, sans bien sûr oser le reconnaître ?
Mes pensées furent chassées lorsque nous sommes arrivés devant une porte vitrée donnant sur un des saunas. Nabil a ouvert la porte et m’a invitée à entrer en posant doucement sa main sur mes fesses. Je ne m’offusquais même plus de ce genre de gestes, et manifestement Hugo non plus.
Une vague de chaleur étouffante m’a accueillie à l’intérieure, encore accentuée lorsque la porte s’est refermée derrière Hugo. J’ai aperçu deux hommes assez âgés, debout à l’extérieur un peu plus loin, qui me montraient du doigt en se léchant presque les babines. Super, il allait falloir en plus que je supporte les regards vicieux de tous les pervers du coin !
Je me suis allongée sur l’un des bancs en bois qui composaient la pièce, et bien sûr Nabil a pris place juste à côté de moi. Hugo s’est installé d’un air boudeur un peu plus loin. Il avait beau ne pas être enchanté, j’ai bien vu qu’il ne nous lâchait pas du regard et qu’une discrète érection commençait même à se réveiller. Cela a réactivé les questions que je m’étais posées quelques secondes plus tôt : une part refoulée de lui-même appréciait-elle cette situation ?
J’ai sursauté en sentant la main de Nabil commencer à courir sur ma cuisse. J’avais presque commencée à m’habituer à ses attouchements, mais pas devant mon copain ! Jusqu’où irait-il en sa présence ? Même s’il avait déjà franchi les limites de l’acceptable depuis longtemps, il restait une barrière psychologique importante : il n’y avait encore rien eu de strictement sexuel. Allait-il faire voler en éclats cette dernière barrière ?
Apparemment oui : il n’était décidé ni à se cacher ni à prendre son temps, je sentais déjà ses mains s’approcher de mon intimité.
- Nabil… ai-je soupiré en tentant, bien faiblement, de repousser ses mains.
Il n’était pas dupe de cette pure lutte de prestige, aussi a-t-il continué sa route sans même s’en soucier. Ses doigts ont effleuré ma fente déjà toute humide, sous le regard implorant mais silencieux de mon petit ami.
- Putain t’es trempée, salope…
Hugo a la bouche ouverte sous le coup de la surprise, mais toujours sans réaction. Il n’a pas bougé, n’a pas prononcé un mot de protestation. J’étais pourtant en train de me faire tripoter et insulter juste sous ses yeux !
- Nabil, arrête… a-t-il enfin protesté d’une voix faible en s’approchant de nous.
Il s’est planté bêtement à côté de moi, mais sans oser repousser son rival. Son sexe était complètement bandé, signe qu’il appréciait quand même la situation.
- Arrêter ? a ricané Nabil. Non mais regarde-là !
Il a retiré ses doigts de ma fente, ils étaient gorgés de mouille. Un filet les reliait même encore à mon sexe.
- Je vais pas arrêter alors qu’elle adore ça, pense à elle un peu !
La méchanceté suintait des paroles de Nabil, le visage d’Hugo s’est d’ailleurs décomposé sous le coup de la douleur.
- Lexie, dis-lui quelque chose… m’a-t-il suppliée.
J’ai ouvert la bouche, mais sans savoir quoi dire. J’aurais voulu obéir, bien sûr, et repousser la main importune qui avait déjà repris possession de ma fente trempée. Pourtant j’en étais incapable, parfaitement incapable. J’aimais beaucoup trop ce qu’il me faisait !
Une larme a perlé le long de la joue de mon amoureux tandis qu’il comprenait que je ne parvenais pas à repousser mon amant, bientôt suivie de nombreuses autres. Bien sûr Nabil, plein de compassion, en a rajouté une couche :
- Tu veux que j’arrête, Lexie ?
Je n’ai pas pu lui répondre « oui ». Je savais qu’il le fallait, que ce simple moment d’abandon allait sceller la fin de beaucoup de choses auxquelles je tenais plus que tout, mais je n’ai pas réussi.
J’ai bien noté aussi l’emploi de mon surnom « Lexie », qui est la manière dont Hugo m’appelle. Il est le seul à m’appeler Lexie. Le simple emploi de ce terme marquait une sorte de passage de flambeau. Comme si j’étais une vulgaire possession, passant de l’un à l’autre.
- Allez vous faire foutre ! a craché Hugo en tournant les talons.
Je n’arrivais pas à y croire : au lieu de défendre ce qui était à lui, Hugo m’abandonnait ainsi à son rival, presque sans combat ? Quel homme était donc mon petit copain ? Pourtant, je l’aimais lui. Bien plus que j’aimais Nabil…
- Parfait, on va pouvoir s’amuser ! à lancé Nabil en m’insérant deux doigts dans la chatte, ce qui eut pour effet de me faire lâcher un long râle de plaisir. Pourvu qu’Hugo ne l’ai pas entendu…
Un rapide regard dans la direction qu’il venait d’emprunter m’apprit que plusieurs mecs étaient devant la vitre du sauna, regardant la scène en se masturbant.
Mais qu’est-ce que je suis devenue ?
La douche
Hugo
J’étais dévasté par des sentiments contradictoires en entrant dans les vestiaires. J’étais extrêmement triste et humilié par ce que je venais de voir : Nabil tripotant ma copine, qui ne faisait rien pour le repousser. Surtout que je n’avais rien dit ni rien fait non plus, hormis battre honteusement en retraite.
Le truc, c’est que ses gestes avaient beau me démolir… ils m’excitaient aussi énormément ! Jamais je n’avais pris autant mon pied qu’en le voyant caresser ma petite Lexie. Je ne savais pas ce que ça faisait de moi, mais ça me rendait malade.
Comme je suis assez pudique et que je n’étais pas en état de subir des regards, quels qu’ils soient, j’ai préféré attendre avant d’aller prendre ma douche. Je voulais d’abord m’assurer qu’il n’y ait personne. Grand bien m’en a pris, puisqu’un couple était justement en train de baiser !
Mais qu’est-ce que c’était que cet endroit ?
Ils devaient avoir la quarantaine, et au moins semblaient-ils un couple « officiel » si je me fiais à leurs remarques. Vu les profils que j’avais entraperçu ici, il était légitime de se poser des questions… Heureusement je semblais être arrivé vers la fin, puisque le mec n’a pas tardé à éjaculer bruyamment.
- Oh ma chérie, je t’aime ! a-t-il hurlé, comme s’il voulait que tout le bâtiment l’entende.
Elle n’était d’ailleurs pas en reste, mais chez elle ça sonnait moins crédible. Là encore, je réalisais que j’aimais décidément beaucoup regarder… Le type s’est éloigné rapidement, s’est habillé à la hâte, puis il s’est arrêté sur le pas de la porte avant de filer.
- Je suis désolé chérie je dois me dépêcher, a-t-il dit. Je te conseille d’aller chercher mon fils si tu ne veux pas passer l’après-midi ici ! Il doit encore être aux bains moussants… Je te dis à ce soir.
- A ce soir mon amour ! lui a-t-elle lancé en retour.
J’ai à peine eu le temps de me rasseoir en vitesse en faisant mine de ne rien avoir vu ni entendu qu’il arrivait déjà dans les vestiaires. Il m’a lancé un rapide « bonjour » auquel j’ai répondu sur le même ton, puis je suis retourné à mon observation.
A peine le mec avait-il tourné les talons qu’un jeune homme était entré dans la pièce par l’arrière, nu et le sexe dressé.
- Papa est parti ? a-t-il demandé.
- Oh que oui ! a répondu celle qui était manifestement sa belle mère, en lui sautant littéralement dessus pour s’empaler sur son membre au garde-à-vous.
Et la chevauchée a recommencée de plus belle. Quel était donc ce monde de fous ??
Une fois sûr que tout le monde était bien parti, je me suis déshabillé et je suis entré dans la vaste pièce des douches collectives. J’ai d’abord été un peu intimidé par la taille des lieux, surtout que ce que je venais d’y voir ne m’aidait pas à me mettre à l’aise pour y déambuler nu, mais je me suis enfin décidé à choisir un jet et à l’allumer pour me glisser dessous.
L’eau tiède m’a immédiatement apaisé, si bien que j’ai enfin commencé à apprécier d’être là. J’ai donc ondulé d’un côté à l’autre, afin de bien mouiller tout mon corps, puis j’ai pris le temps d’en profiter avant d’entamer le nettoyage proprement dit.
Soudain, un bruit m’a fait sursauter. Je me suis retourné vivement vers l’ouverture, où se trouvait Nabil. Il était en caleçon, goguenard, et il m’observait avec un sourire aux lèvres.
- Alors, on se douche tout seul ? m’a-t-il demandé.
Je suis resté bête, sans savoir quoi lui répondre.
- Je sais qu’Alexia est ta copine, m’a-t-il dit, mais qu’est-ce qu’elle est bonne !
J’aurais sans doute dû m’offusquer de ce genre de remarque, mais là encore je n’ai pas su quoi dire. Elle est effectivement très jolie, même si elle ne le met pas forcément énormément en valeur. Le truc c’est qu’elle est assez timide. Tout comme moi.
- Elle doit envoyer du lourd au pieu, non ? a-t-il insisté.
Cette fois, j’ai carrément baissé la tête, piteusement.
- Quoi, elle baise mal ?
- Euh… je sais pas… ai-je bafouillé. On attend d’être mariés pour… enfin tu vois.
J’étais extrêmement gêné qu’il ose aborder ce genre de sujets avec moi.
- Quoi ?! a-t-il insisté. Putain mais t’es gay ou quoi?!
Il s’est alors approché de moi, lorgnant sur mon sexe, que j’essayais tant bien que mal de cacher.
- T’as pas envie de la tringler quand t’es avec elle ? T’as vu la paire de loches qu’elle a, et toi t’y glisse même pas ta bite ?
Il était cette fois juste à côté de moi.
- C’est vrai qu’avec ce que t’as… a-t-il alors ajouté avec méchanceté.
Je me suis ratatiné, mais je n’ai rien dit. Il a attrapé le bras qui cachait mon intimité, puis il l’a plaqué contre le mur. J’ai essayé de me cacher de l’autre, mais il a agi de même.
- Ouais effectivement, c’est pas glorieux ! a-t-il ricané.
Il a alors forcé sur mes bras pour les faire se rejoindre, puis il a attrapé mes deux poignets dans une seule de ses mains, qu’il a maintenu dans mon dos. Il était à la fois plus grand et plus fort que moi, et ses grandes paluches ne me laissaient aucune chance.
- Je suis sûr que même quand tu bandes, t’as une petite queue !
J’ai tenté de me débattre, mais il était plus fort. Il a saisi mes couilles, puis les a fait rouler lentement dans sa paume.
- Qu’est-ce que tu veux lui mettre dans la chatte avec ça ? Y’a même pas de quoi lui faire un gosse !
Sa main a alors glissé sur ma bite, puis l’a saisie vivement.
- Allé bande, PD ! Montre-moi ce que t’as !
Des larmes ont commencé à rouler sur mes joues lorsque je me suis rendu compte que mon sexe, échappant à mon contrôle, se dressait lentement. Bientôt, c’est un pénis parfaitement érigé qu’il tenait en main.
- Bah voilà ! T’aime ça, hein, te faire tripoter par un mec ?!
J’ai hoché la tête de gauche à droite, mais il n’en a pas tenu compte.
- J’en étais sûr, lopette ! Et c’est comme ça que tu veux satisfaire la petite Alexia ? Je vais me la taper, moi, je vais te montrer ce que c’est qu’un homme !
Il a lâché mon sexe, puis mes poignets, et il a utilisé ses mains devenues libres pour baisser son caleçon. J’ai dû retenir à grand peine un hoquet de surprise en voyant de nouveau surgir sa bite, même si je l’avais déjà vue tout à l’heure. Elle était énorme, à la fois longue et épaisse, bien qu’elle soit encore au repos. Elle en était presque terrifiante. Un frisson m’a parcouru des pieds à la tête.
- Ça te plaît ? a-t-il demandé. Tu crois qu’elle va aimer ça, la petite Alexia ?
Sans me laisser le temps de répondre, il a attrapé ma main et m’a forcé à la poser sur sa queue. Elle était chaude, énorme, palpitante. Mais douce, me suis-je surpris à penser. Elle ne me terrifiait pas moins.
- Branle-moi, a-t-il ordonné d’une voix calme.
Apeuré, soumis, je me suis exécuté lentement. Ma main a commencé à faire de petits mouvements le long de son sexe, timidement, comme s’il pouvait me mordre à chaque instant. J’ai d’abord cru qu’il me forcerait à aller plus vite, mais il semblait satisfait. Petit à petit, je l’ai senti grandir et durcir encore. Je me demandais jusqu’où il pourrait bien aller.
A un moment donné, Nabil m’a attrapé la main pour arrêter mon mouvement. J’ai supposé qu’il était enfin arrivé au bout, et à vrai dire je ne voyais pas trop comment il aurait pu en être autrement. Sa bite me semblait tellement énorme !
- Tu vois ce que c’est un mec, sale puceau ?! Alors maintenant dis-moi : t’as de quoi la satisfaire ta meuf ?
Je n’ai rien répondu, alors il s’est approché de moi.
- Quoi ? a-t-il insisté.
- On s’aime, ai-je riposté.
Il a alors éclaté d’un rire sonore, qui m’a fait me sentir plus honteux encore.
- Ahah sale puceau ! a-t-il répété. Elles en ont rien à foutre que tu les aimes, ce qu’elles veulent c’est une bonne grosse queue !
- C’est pour ça qu’elle est avec moi et pas avec toi ? ai-je rétorqué avec, pour la première fois, un certain courage (ou une certaine bêtise ?).
Son regard s’est brusquement durci. Il m’a empoigné les cheveux sur l’arrière du crâne, m’a tiré la tête en arrière, puis s’est approché pour me parler front contre front.
- C’est ce que tu crois, connard ?! Très bien, je vais me taper ta meuf devant toi pour te montrer comment ça marche. Mais avant…
Il a alors tiré sur mes cheveux de manière à ce que la douleur me force à m’agenouiller. Je me suis donc retrouvé à genoux devant lui, le nez face à son énorme bite dressée.
- Maintenant, monsieur le-petit-ami-dont-Alexia-est-amoureuse, tu vas me sucer la bite. Je vais te montrer, moi, qui commande ici !
Il a posé son sexe contre mes lèvres, mais j’ai refusé de le prendre en bouche. Je pouvais sentir ses sécrétions se déposer sur ma peau, je pouvais presque en sentir le goût, mais il était hors de question d’accepter ça.
Soudain, il a pressé mon nez entre ses doigts. J’ai essayé de le déloger, mais il n’y avait rien à faire, il était plus fort que moi. Au bout d’un moment, à court d’oxygène, ma bouche s’est ouverte en grand, malgré elle, et j’ai reçu 20 bons centimètres de queue d’un seul coup.
La masse de chair a manqué m’étouffer, mais je suis parvenu petit à petit à retrouver mon souffle. Ensuite, ce qu’il me restait, c’était les sensations de la fellation qu’il m’imposait.
Déjà, il y avait le sentiment d’humiliation. Atroce, poignant. J’étais agenouillé devant lui, son sexe dans ma bouche, comme une vulgaire putain. Sauf que j’étais un mec, merde !
Ensuite, il y avait la douleur. Cinglante. Mes genoux me faisaient mal, mes cheveux – qu’il tirait toujours pour m’insuffler son rythme – vivaient un calvaire.
Enfin, il y avait le reste :
L’étouffement, lorsque son membre entrait et sortait de ma bouche, inlassablement, ne me laissant respirer que par le nez.
L’odeur, forte, de son sexe, encore accentuée par le liquide séminal qu’il sécrétait abondamment et sans discontinuer.
La masse même de son sexe, chaud, palpitant, veineux, trempé de ma salive et de sa mouille.
Ses poils pubiens, que je voyais en gros plan juste sous mes yeux, approchant et reculant au gré de ses mouvements. Il y avait quelque chose de terrifiant dans ce sexe immense, brûlant, dont seule une partie entrait dans ma bouche, et dont le reste s’offrait en défi à mon regard.
Et ses couilles, ses énormes couilles, que j’apercevais balloter, à la frontière de mon champ de vision. La seule pensée de la quantité de sperme que pouvaient contenir ces monstres m’a fait frissonner une nouvelle fois.
- Tu aimes, petit PD ? m’a-t-il demandé.
La question était de pure rhétorique ; d’une part car il savait bien que non, et d’autre part car il était bien évident que je ne pouvais pas répondre, avec ma bouche pleine comme elle l’était. Mais mon absence de réponse ne le gênait pas, ce n’était de toute façon sans doute pas pour moi qu’il parlait, mais pour lui. Tout était toujours pour lui.
- Tu suces bien, a-t-il encore commenté. Putain ouais, c’est trop bon ! Je suis sûr que tu fais ça souvent, non ?
Je ne répondais toujours rien, mais cela rajoutait à l’humiliation. De quoi pouvais-je bien avoir l’air en cet instant ? Que ce serait-il passé si Alexia était entrée ? Je préférais ne pas trop y penser.
- Même Alexia ne suce pas aussi bien que toi, et pourtant c’est une sacrée salope !
Ses paroles m’ont fait frémir. Il mentait ! Il mentait forcément… Mais en même temps, comment en être sûr ? Il avait un tel ascendant sur les gens, et d’abord sur Lexie et moi. N’étais-je pas en train de le sucer dans les douches collectives d’un sauna, alors que ma propre petite amie était juste à côté ? Ne l’avais-je pas vu la caresser il y a encore quelques minutes ? Et qui sait jusqu’où ils étaient allés ?
- Ça a commencé dès le deuxième jour, elle m’a branlé dans les chiottes de la boîte. Tu le crois ça ? Mme Saint Nitouche, elle faisait moins sa maline avec mon sperme sur la gueule et sur les nichons. Putain quels nichons elle a !
Je subissais ses paroles en continuant à recevoir sa grosse bite en moi, il me ramonait la bouche comme si j’étais sa putain. Son gland luisant de mouille me tapait presque au fond de la gorge à chaque passage, si bien que je devais me concentrer pour respirer.
- Elle a continué le lendemain, bien entendu ! Cette fois, elle m’a sucé dans ma voiture, sur le trajet. Madame n’a même pas pu attendre d’arriver, quelle salope !
C’était faux. Totalement faux ! Forcément faux…
- On s’est vu ce matin-là, tu te souviens ? On s’est dit bonjour et tout. Dix minutes après elle était couchée sur la banquette en train de lécher ma grosse queue, j’arrêtais pas de penser à toi en me marrant !
Il s’est retiré une seconde pour m’observer d’un air mauvais.
- Tu me crois pas, c’est ça ?
J’ai fais non de la tête. Je savais bien qu’il pouvait avoir un ascendant sur les gens, mais croire que ma petite Lexie avait réellement pu faire tout ça était bien trop tiré par les cheveux.
- Heureusement, je t’ai pris des photos !
Il est alors allé chercher son téléphone dans son casier, puis il me l’a apporté. A ma grande horreur, on y voyait Lexie le sucer dans des toilettes d’entreprise, dans une voiture… et les dates correspondaient à ce qu’affirmait Nabil.
- Hier encore, elle m’a agité ses gros nichons sous le nez. Elle sait pourtant que ça me rend dingue… Et elle arrêtait pas de me supplier de la baiser. Elle me disait : “Oh Nabil, je voudrais trop sentir ta grosse bite en moi. S’il te plaît, baise-moi !”
La voix moqueuse qu’il utilisait pour imiter ma copine me mettait en rogne. Comme si c’était l’important ! Mais ça au moins, ça ne pouvait pas être vrai : nous étions catholiques et attendions avec impatience notre première fois, après notre mariage. Alexia ne se serait certainement pas donnée avant à n’importe qui !
Il m’a pourtant collé les photos sous le nez : elles dataient d’hier, et on y voyait Lexie se faire prendre par ce salopard. Il y avait même une courte vidéo, sur laquelle on entendait distinctement ma copine gémir sous les assauts de Nabil. Et elle était au téléphone !
J’ai été gagné de nausées en réalisant que c’est avec moi qu’elle parlait, tandis que je la demandais en mariage…
Elle m’avait donc bien trompé ! Alexia, la douce, la prude, la gentille Alexia ! C’était impossible, irréel. Et pourtant vrai, j’en avais la preuve sous le nez.
Le pire pourtant, c’est que j’étais gagné par une érection comme je n’en avais jamais eu. Ce qu’il me faisait subir, physiquement ou moralement, avait beau m’humilier, m’attrister et même me démolir, ça m’excitait aussi beaucoup… Étais-je vraiment la lopette soumise qu’il décrivait ? Je crois bien que oui.
On dirait qu’une part de moi rêvait de le voir baiser ma copine. C’était à la fois un doux rêve… et mon pire cauchemar. Ces sentiments, trop forts et trop ambivalents, n’ont pas tardé à multiplier mes larmes, qui ont glissées sur mes joues sans que je ne puisse les retenir.
- A l’instant encore, quand t’es parti, la petite Alexia m’a suppliée de la faire jouir. Je crois qu’elle est devenue accro… Je l’ai doigté cette salope, devant tout le monde ! Tu l’aurais entendu hurler… Et pendant ce temps t’avais une dizaine de mecs, des vieux dégueulasses, qui la mataient à travers la vitre en se branlant. Je l’ai laissée là-bas avec eux, ça m’étonnerait pas qu’elle soit en train de recevoir une douche de sperme, assoiffée comme elle est !
Et il a continué à me parler de ses projets avec ma copine, alors même qu’il me forçait à le sucer. Je ne pense pas qu’il soit possible pour un homme d’être davantage humilié et rabaissé que je l’étais à ce moment-là.
- À partir de maintenant, tout ce qu’on va faire on va le faire devant toi, a-t-il continué. Je crois que je vais commencer par une pipe, je ne voudrais pas lui donner du plaisir trop vite. Je la baiserai plus tard, il faut déjà qu’elle me désire à fond avant. Je veux qu’elle me supplie de la baiser, qu’elle ne pense plus qu’à moi. Je veux qu’avant de lui faire cette faveur, elle en perde le sommeil !
Il a commencé à accélérer ses mouvements, j’ai senti qu’il était de plus en plus excité. La suite me faisait atrocement peur, et sa pression sur mes cheveux ne faisait que s’accentuer.
- Mais ensuite, je lui exploserai la chatte devant toi à ta chienne de copine ! Putain, je vais la démolir par tous les trous, elle va chialer ! Elle va hurler ! Elle va me supplier !
Son sexe a commencé à se contracter, je savais ce qui allait suivre…
- Oh oui, salope ! Oh putain, je vais lui déchirer le cul !
Un flot de liquide brûlant m’a inondé la bouche. J’ai essayé de fuir par réflexe en me reculant, mais il me tenait la tête plus fermement que jamais.
- Oh Alexia, sale pute ! Je vais te remplir le ventre de mon sperme !
Pour le moment, c’est ma bouche qu’il remplissait de son sperme. Un second jet n’a pas tardé à rejoindre le premier, tout aussi chaud, visqueux et abondant. Résigné à ma totale humiliation, j’ai tenté de l’avaler pour ne pas étouffer sous la marée de foutre, mais la présence imposante de son sexe m’a empêché d’y parvenir totalement. Seule une partie de sa semence était parvenue dans ma gorge (ce qui représentait quand même une bonne gorgée), tandis qu’un filet s’était frayé un chemin vers la commissure de mes lèvres, puis avait commencé à dégouliner le long de mon menton.
- Et son cul, putain, imagine ce que je vais lui mettre dans son cul ! a-t-il continué en gémissant. Jusqu’au bout je vais lui rentrer, elle va hurler si fort que tous vos voisins vont savoir que t’es qu’un putain de cocu !
Un troisième jet a tapissé mon palais, emplissant de nouveau ma bouche (mais quelle quantité avait-il en réserve ?!).
- Aaahh Alexia, putain ! Alexia… a-t-il terminé plus doucement, tandis que deux dernières giclées de son sperme, plus petites, s’écrasaient sur ma langue.
J’étouffais presque lorsqu’il s’est enfin retiré, et j’ai du tout avaler avant de pouvoir reprendre mon souffle correctement. Il m’a ensuite forcé à lui nettoyer le sexe, puis il est resté là à me toiser, totalement démoli, nu, dans le vestiaire des hommes du sauna.
Je me suis rhabillé à la hâte et j’ai déguerpi à toutes jambes en pleurant à chaudes larmes, anéanti.
Abdication
Nous avons bien sûr eu une grande discussion en rentrant du sauna. Alexia a d’abord essayé de me dire que ce n’était pas si grave, que ce n’était pas « ce que je croyais ». Mais j’avais bien vu Nabil lui planter des doigts dans son intimité, qu’aurait-il fallu de plus ?! Je lui ai également racontée ce qu’il m’avait appris, avec photos à l’appui. Alors, elle s’est effondrée.
Elle a fondu en larmes tout en lâchant de profonds sanglots, elle avait l’air sincèrement anéantie. Mais alors, comment avait-elle pu le laisser faire tout ça ?
D’un autre côté, je savais que je connaissais la réponse : n’avais-je pas moi aussi laissé Nabil jouer avec elle, comme avec moi ? Ne l’avais-je pas laissé agir à sa guise avec Alexia, sans intervenir ? Ne l’avais-je pas sucé au sauna, le laissant jouir dans ma bouche et en allant jusqu’à tout avaler docilement ? Comment, alors, pouvais-je faire des reproches à Alexia ?
Il n’empêche que ce qu’elle avait fait me dérangeait. Beaucoup. Et ça me blessait. Et ça m’excitait.
Oui : ça m’excitait.
A chaque fois que je repensais aux doigts de Nabil sur le corps de ma copine, j’étais gagné d’une féroce érection.
Lexie était très mignonne et plutôt bien faite. Comme nous étions abstinents, j’avais bien sûr fréquemment rêvé de lui faire l’amour. C’était encore le cas. Pourtant, si j’avais dû choisir, à l’instant, entre lui faire l’amour ou voir Nabil le faire sous mes yeux… je crois que j’aurais préféré la seconde option !
Pourquoi ? Aucune idée. Ça m’excitait, un point c’est tout. Non : ça me rendait dingue, ça me faisait bander comme jamais auparavant. Je ne pensais plus qu’à ça, je rêvais de le voir coucher avec Lexie devant moi.
Et en même temps…
En même temps, les sentiments que je livrais à Alexia étaient sincères : oui j’étais profondément blessé, dégoûté même par son attitude. Je ne savais pas comment ça pouvait à la fois m’exciter à ce point et me faire autant de mal, mais c’était le cas. Surtout que c’est elle qui voulait rester vierge jusqu’au mariage !
Quand je pensais à ça, j’en étais si malade que j’avais presque envie de vomir. Des mois et des années de belles paroles, de promesses, de frustration… Notre couple était beau, magnifique même ! Et différent, parce que nous étions capables de tenir jusqu’au mariage… Et voilà qu’elle couchait avec le premier venu, qu’elle lui offrait son pucelage dans les chiottes de l’entreprise où elle bossait depuis trois jours !
Quelle fille ferait ça ? Certainement pas mon Alexia !
Et pourtant si…
- Hugo je suis tellement désolée, je t’aime ! a lâché Alexia pour la cent quarante septième fois, ses paroles étant si baignées de larmes qu’elles en devenaient presque inaudibles.
Je n’ai rien répondu, comme les autres fois. Mon silence n’était pas seulement dû à une volonté de la faire souffrir pour la punir, mais aussi parce que je ne savais pas quoi lui dire. Une partie de moi avait envie de lui avouer tout ce que je ressentais, lui dire que ce n’était pas grave et la supplier même de continuer son aventure avec Nabil.
Mais où cela nous entrainerait ?
Une autre partie avait bien sûr envie de lui hurler dessus, de la traiter de salope et de lui faire jurer de ne jamais recommencer, avant de lui pardonner et de reprendre le cours de notre vie.
Mais où cela nous entrainerait ?
Dans le premier cas, une vie de débauche et de déceptions, de jalousies et de souffrances, mais aussi sans doute de plaisirs inédits, tabous, d’autant plus délectables qu’ils sont interdits, ou tout du moins soumis à la réprobation universelle.
En supposant même qu’Alexia accepte de me suivre sur cette pente.
Dans le second cas, une vie de rancœurs et de non-dits, de jalousies et de souffrances également, mais aussi sans doute de sécurité et d’une certaine sérénité. Une vie moins trépidante sans doute, mais plus sûre, plus facile.
C’était dur, puisque j’avais l’impression que de ma réaction vis-à-vis d’Alexia découlerait toute une vie… ou une autre. Je n’étais pas prêt pour ce choix ! Et pourtant j’allais devoir le faire sans tarder…
La nuit fut longue et courte à la fois.
Longue, puisque nous en avons passé une grande partie à parler, à pleurer, à s’expliquer, à essayer de comprendre.
Courte, puisque le sommeil ne nous a cueilli qu’au petit matin, aux alentours de 5h. Aussi le réveil fut-il dur quelques 4h plus tard, en entendant tambouriner à notre porte.
Je me suis levé, encore empâté par la fatigue, puis j’ai enfilé un T-shirt avant d’aller jeter un œil par le judas. Presque au même moment, une voix a résonné à travers la porte :
- Allé on se lève, c’est l’heure de la douche de sperme !
C’était Nabil, bien sûr. Qui cela aurait-il pu être d’autre ?
Bêtement, presque mécaniquement, j’ai ouvert la porte.
- Qu’est-ce que tu fais ? m’a demandé Lexie, qui était encore en minuscule nuisette dans le lit.
Je ne savais pas, je n’avais absolument pas réfléchi. Nabil est entré avec un grand sourire, comme un seigneur pénétrant dans son domaine.
- J’ai une de ces envies de me faire sucer, moi, ce matin ! a-t-il lancé, tout guilleret. Qui veut s’en charger ?
Lexie s’est levée et elle s’est dirigée vers lui.
- Toi ? lui a alors dit Nabil. Ouais je préfère, même si tu suces pas aussi bien que ton mec. Au moins je pourrais te ploter le nich…
Ma copine l’a interrompu en lui assénant une claque si forte qu’elle a résonné dans tout l’appartement. Ça n’a pourtant fait que redoubler l’hilarité de Nabil.
- Tu aimes l’amour brutal alors ? Je le savais. Par contre c’est moi qui mets les claques, bébé…
Il s’en est alors reçu une autre, au moins aussi forte que la première.
- Tu dégage, connard ! a craché Lexie avec hargne. Je sais pas comment tu t’y prends pour nous manipuler comme ça, mais c’est fini ! Je te laisserai pas détruire nos vies ! J’aime Hugo et je compte bien passer toute ma vie à me faire pardonner les saloperies que je lui ai faites !
Pour une fois, Nabil a semblé réellement décontenancé.
- Putain meuf, tu délires ?! s’est-il soudain exclamé. T’as vu comme tu prends ton pied avec moi, tu vas pas revenir te faire tringler par ton puceau ?
Il s’est radouci, il a posé délicatement la main sur la joue d’Alexia.
- Allé bébé, fais pas n’importe quoi, de toute façon il kiffe ça. Suce-moi gentiment et après on en parlera, ok ?
Il n’a obtenu pour toute réponse qu’une nouvelle baffe, qui cette fois lui a enfin ouvert les yeux.
- D’accord ça va, restez dans vos délires de petits bourges à la con ! a-t-il lancé en quittant l’appartement. Tant pis pour toi Lexie, tu connaîtras plus jamais ce que je te donnais avec ta fiotte !
Puis il a quitté l’appart.
J’étais un peu sonné. D’un côté j’exultais, ayant enfin obtenu une sorte de revanche sur ce qui s’était passé. Une sorte seulement, puisque la réaction ne venait pas de moi, mais de Lexie. En termes de marquage de territoire du mâle dominant, c’était pas encore ça…
D’un autre côté, je n’avais pas encore pris de décision sur le style de vie que j’entendais mener, ni sur ce que je voulais vis-à-vis de Nabil. Quand je l’avais vu entrer dans l’appartement, j’ai tout de suite repensé à ce qui c’était passé la veille. Avec nostalgie…
Pendant un instant, j’ai eu l’espoir qu’il me force à recommencer, devant Lexie. Excitée par la scène, elle se serait alors jointe à moi et on aurait mis en place cette relation à trois, atrocement malsaine, vouée à l’échec, mais… putain qu’est-ce que je bandais en l’imaginant !
Avant de réaliser ce que je faisais, je me suis élancé hors de l’appartement à la suite de mon rival, puis j’ai descendu les marches de l’escalier quatre à quatre. Je l’ai rattrapé juste avant qu’il ne franchisse la porte d’entrée de l’immeuble.
- Qu’est-ce que tu veux toi ? m’a-t-il lancé d’un air agressif en m’entendant arriver. Tu veux te battre, le puceau ?
J’ai fais « non » de la tête, mais je n’ai pas réussi à dire quoi que ce soit. Je ne savais même pas ce que je voulais lui dire de toute façon.
- Quoi ? Qu’est-ce que tu veux ? a-t-il répété en serrant les poings.
Les pensées se sont bousculées à toute vitesse dans ma tête, je ne savais pas quoi répondre. Je ne savais pas ce que je voulais.
- Jeveuxtesucer, ai-je marmonné dans un souffle.
- Quoi ?
- Je veux te sucer, ai-je répété plus distinctement.
Nabil m’a fixé une seconde, puis il a explosé de rire. J’étais rouge pivoine de la tête aux pieds, conscient que je venais d’abandonner toute fierté. J’espérais au moins que ça vaudrait le coup, que je ne ferais pas tout ça pour rien.
- T’as aimé ça alors, petite fiotte ? Tu veux goûter encore ma grosse bite ?
J’ai fait « oui » de la tête. Quitte à être soumis et ridicule, autant au moins aller au bout de l’aventure.
- Ok, viens-là.
Il m’a attrapé par le col, comme s’il s’apprêtait à me taper dessus, puis il m’a traîné à l’intérieur. Il a inspecté les lieux du regard, puis il m’a poussé dans le local à poubelles. Pas l’endroit le plus glamour du monde.
- A genoux, tarlouze !
Il me traitait comme un chien, me méprisait comme si je n’étais rien d’autre qu’un objet dans lequel se vider les couilles. Et j’adorais ça.
Je me suis donc exécuté en me présentant à genoux devant lui, soumis comme la lopette qu’il attendait que je sois.
- Ferme les yeux et tire la langue, comme si t’attendais rien plus que ma bite ! m’a-t-il ordonné.
Là encore, j’ai obéi. J’étais allé trop loin pour faire marche arrière maintenant, alors autant me plier à tous ses caprices. Surtout que ça avait beau être affreux, ça m’excitait terriblement…
Pourtant, il y avait quelque chose de réellement effrayant à être ainsi à sa merci, aveugle, attendant simplement son bon vouloir. Que manigançait-il ? Je m’attendais au pire, mais je n’osais pas réagir pour autant.
- Tu la veux ma bite ? a demandé Nabil une fois encore.
- Oui, ai-je répondu sans méfiance. Je veux la goûter encore !
- T’aime ça me sucer, hein ? T’es une bonne chienne soumise ?
- J’adore ça, je veux te pomper tous les jours ! Utilise-moi comme tu veux, je suis une lopette !
Je découvrais ce genre de soumission, et pourtant j’avais l’impression d’être fait pour ça.
Soudain, j’ai senti son gland contre mes lèvres. Sans hésiter, je me suis jeté dessus pour le pomper avec ardeur. Que c’était bon de retrouver sa bite bien chaude, de la dévorer avec appétit !
- Attends un peu, morfale ! m’a tempéré Nabil. Je veux aussi savoir ce que tu penses d’Alexia.
Je me suis arrêté, je ne comprenais pas où il voulait en venir.
- Comment ça ?
- Tu veux que je la saute devant toi ? T’aime ça quand elle te fait cocu avec ma grosse bite ?
J’ignorais pourquoi il voulait m’entendre dire tout ça, mais j’ai bêtement continué à parler, à livrer tout ce que mes plus noires perversions avaient pu imaginer.
- Oh oui Nabil, je veux te voir la baiser devant moi ! S’il te plaît, laisse-moi regarder la prochaine fois… J’te jure, depuis que tu m’en as parlé je pense plus qu’à ça, j’aimerais tellement le voir !
- Tu voudrais que je sois tendre avec elle ? a insisté Nabil.
- Surtout pas ! Traite-la comme tu me traites, défonce-la ! Je veux l’entendre pleurnicher pendant que tu la démonte…
Nabil a explosé de rire, très heureux des horreurs que je pouvais débiter sur ma copine.
- Ouvre les yeux, pauvre con ! m’a-t-il dit en riant encore.
J’ai alors vu son téléphone braqué sur moi, avec un Nabil hilare derrière. Il m’avait filmé, bien sûr ! Et moi, comme une andouille, je venais de lui livrer des choses que j’avais à peine commencé à m’avouer à moi-même.
- C’est une petite assurance, a-t-il expliqué. Au cas où tu aurais envie de changer d’avis et de me la faire à l’envers. Je vais profiter de vous deux comme je veux, au moins je suis sûr que tu viendras pas me faire chier. Maintenant fais ton boulot !
Totalement démoli par sa perversité et ma bêtise, je me suis exécuté avec ce qui me restait d’excitation. Heureusement, j’ai réussi à repousser mon désarroi dans les tréfonds de mon esprit et à apprécier au moins ce pourquoi j’avais vendu mon âme au diable : la queue du diable en question.
J’ignorais si ça valait le coup de tout perdre pour le simple plaisir de le sucer, mais tandis que sa grosse bite allait et venait dans ma bouche, j’arrivais encore à croire que si. Je soupirais d’aise en aspirant sa tige, appréciant peut-être plus encore que lui cette fellation.
C’est fou, quand même, d’avoir changé autant de vision en aussi peu de temps ! La veille il m’avait forcé à le sucer, ce que j’avais trouvé horrible. Aujourd’hui je l’ai supplié de recommencer, et voilà que j’adorais ça. Le cerveau est une chose étrange…
Au bout de quelques minutes, Nabil s’est lassé de ma pipe, que j’essayais pourtant de faire aussi profonde et intense que possible. Il m’a repoussé brutalement en arrière, contre un conteneur à poubelles sur lequel je me suis cogné le crâne.
- Aïe ! ai-je lâché en essayant de me relever.
Mais Nabil m’a de nouveau plaqué contre, puis il m’a collé d’autorité sa bite dans la bouche.
- Ta gueule et suce, salope !
Il a alors commencé à me baiser la bouche violemment, sauvagement même. Il donnait des coups de bassin comme s’il fourrait un vagin, mais à chaque fois il m’écrasait la tête contre le conteneur à poubelles. Ses couilles tapaient contre mon menton et sa bite venait heurter ma gorge en rythme.
Même pour la fiotte soumise et perverse que j’étais devenue, c’était hardcore et absolument pas plaisant.
J’ai essayé d’imaginer à quoi je pouvais ressembler vu du point de vue de Nabil : j’étais assis sur le sol crasseux, totalement dominé par lui et en train de me faire défoncer par sa grosse bite. De la bave coulait de mon menton et sur son membre, j’étais incapable de le retenir.
J’étais une loque. Sa loque.
- Putain c’est bon ! a-t-il commencé à haleter. J’aime t’utiliser comme une chienne, t’es qu’un trou à fourrer pour moi !
Il me défonçait de plus en plus fort, ma tête qui cognait contre le conteneur commençait à me faire sacrément mal et j’avais du mal à respirer. J’avais maintenant vraiment hâte qu’il termine.
- Quand j’ai vu quelle petite salope était ta copine, j’étais loin de me douter que son mec serait pareil ! Putain je suis bien tombé avec vous, vous allez être mes putes personnelles pendant un bout de temps, crois-moi !
Dans la situation où j’étais, cette perspective m’a effrayée. Mais pourquoi étais-je sorti le retrouver ? Pourquoi m’étais-je mis dans cette position plus que périlleuse ? J’avais découvert que j’aimais sucer des hommes, ok, mais merde il y en avait d’autres !
Je savais que j’aurais dû réfléchir avant de faire ça, mais il était trop tard maintenant. J’avais ré-ouvert la boîte de Pandore, et j’avais fourni au monstre qu’elle contenait les armes pour me détruire. Maintenant tout ce que je pouvais faire, c’était assister sans réagir à ma déchéance. Et à celle d’Alexia.
Mes pensées ont rapidement été balayées par la violence du coït buccal que m’imposait Nabil. J’avais de plus en plus l’impression d’étouffer et il me besognait si fort que je me demandais s’il ne finirait pas par me blesser. Que se passerait-il si quelqu’un arrivait maintenant ?
Heureusement, je n’ai pas eu à me poser la question très longtemps : Nabil a commencé à hurler des obscénités de plus en plus fort, signe qui chez lui indiquait immanquablement un orgasme en gestation.
- Je vais démonter Alexia devant toi, petite salope ! Elle pourra plus jamais se contenter de ta petite bite maintenant !
Je ne pouvais rien répondre, mais de toute façon il n’y avait rien à répondre. Ce jeu de dominant lui plaisait, soit. Je l’avais de toute façon accepté en revenant vers lui la queue entre les jambes.
Soudain, les jets de sperme ont commencé à jaillir avec une puissance incroyable. Les premiers m’ont tapissé la gorge en m’étouffant à moitié, moi qui avait déjà du mal à respirer avec sa grosse bite dans la bouche, puis les suivants m’ont rempli la bouche.
J’avais beau ne pas en aimer le goût ni la texture, j’avais beaucoup rêvé de son sperme pendant la nuit dernière. Pourtant, j’avais été tellement malmené durant les dernières minutes que je n’appréciais plus rien du tout. J’étais son sextoy, un objet dont il ne prenait d’ailleurs pas un grand soin. Je n’avais désormais plus qu’une envie : me blottir contre Alexia et oublier toute cette histoire. Mais c’était impossible, Nabil me tenait !
Il s’est retiré de ma bouche avec un sourire mauvais, puis il a ri quand je me suis effondré sur le sol en crachant les torrents de sperme que j’étais bien incapable d’avaler. Tout en faisant mon maximum pour dégager mes voies respiratoires de la vaste quantité de liquide poisseux qui l’encombrait, je poussais des râles de noyé pour essayer de faire parvenir de nouveau de l’air dans mes poumons.
Quand il a jugé que j’avais récupéré le strict minimum d’oxygène nécessaire à ma survie, Nabil m’a ordonné de lui nettoyer la tige, ce que j’ai fait sans protester. Il l’a ensuite rentrée dans son pantalon, puis il m’a gratifié d’une petite tape sur le crâne.
- A bientôt avec Lexie ! a-t-il lancé en s’éloignant déjà.
J’étais anéanti.
Vae Victis
Alexia
Quand Hugo m’a tout avoué, je ne l’ai d’abord pas cru. C’était impossible, impensable ! Pourtant je n’ai eu qu’à le regarder pleurnicher en me suppliant de lui pardonner pour comprendre que c’était vrai. Que tout était vrai.
Je ne comprenais pas comment Nabil pouvait avoir une telle influence sur nous. Sur nous deux. Comment avait-il pu détruire notre couple en seulement quelques petits jours ? Mais d’ailleurs, était-ce vraiment lui qui l’avait détruit ? Notre couple n’était-il pas fondé sur le mensonge et la dissimulation, bien avant Nabil ? Ne nous avait-il pas, au contraire, révélés à nous-mêmes en nous montrant ce que nous étions vraiment ?
J’avais beau retourner en boucle les questions dans ma tête, ça ne suffisait pas à leur apporter une réponse satisfaisante. Je ne me reconnaissais plus. Je ne reconnaissais plus Hugo. Je ne reconnaissais plus notre couple. Que restait-il de nous dans ce chaos ?
Nous sommes restés dans un état second toute la journée, jusqu’à la fin d’après-midi. A ce moment-là, j’ai pris mon courage à deux mains pour essayer de crever l’abcès une fois pour toutes.
- Tu ne crois pas qu’on devrait lui demander de venir ce soir ? ai-je murmuré timidement.
- A Nabil ?
Il y avait à la fois de l’espoir et de la frayeur dans la voix de mon petit ami.
- Oui, à Nabil. Il faudrait qu’on en parle avec lui, non ? Qu’on essaye de déterminer quelle est notre relation à tous les trois.
- Tu plaisantes ? a ricané Hugo. Qu’est-ce que tu veux qu’il détermine avec nous sur la place qu’il est censé occuper ? Pour lui elle est toute trouvée : il fera de toi ce qu’il veut, quand il veut.
- Et il fera pareil avec toi, ai-je lâché avec acidité.
Ok mes motivations étaient ambigües, c’est vrai. Je savais pertinemment que si Nabil venait ce soir, ce ne serait pas pour discuter. Or je présentais les choses de cette manière pour les faire accepter, sans doute, mais d’abord à moi-même.
Je n’avais pas encore réellement acceptée consciemment la situation, alors prétendre que je voulais « discuter » était une excellente manière de le faire venir… puis de lui laisser la responsabilité du « dérapage » qui ne manquerait pas de survenir.
Hugo a haussé les épaules.
- Peut-être, mais je ne suis pas sûr de vouloir le faire revenir dans notre vie.
J’étais estomaquée : quel hypocrite !
- C’est toi qui lui as couru après ce matin ! ai-je fais remarquer.
- D’accord, j’ai fais une erreur, mais je m’en rends compte et je compte bien la réparer : je ne veux plus de lui entre nous.
Alors là, je devais bien avouer qu’il me mettait mal à l’aise. Que devais-je faire ? Devais-je vraiment rompre tout lien avec Nabil ? C’est ce que j’avais cru faire ce matin, mais Hugo lui avait couru après. Honnêtement, je n’étais pas sûre d’avoir vraiment envie de recommencer…
Quand je pensais à lui, j’étais saisie de deux sensations intenses et contradictoires : un profond dégoût et une excitation extrême. Mon bas-ventre s’enflammait à la seule pensée de sa verge dressée, un goût de bile me montait à la gorge en imaginant son sourire mauvais. Comment gérer tout ça ? Je n’en avais aucune idée.
Pourtant, sur le moment, quand Hugo me parlait d’une fin définitive, ma libido protestait. Je ne supportais pas Nabil, mais j’avais besoin de lui. Besoin à un niveau profond, instinctif, animal.
Pourtant mon copain avait raison : je ne pouvais tout simplement pas le rappeler. Ce serait non seulement humiliant, mais surtout ça ferait aller notre couple droit dans le mur ! Et je ne voulais pas ça…
- Hugo, fais-moi l’amour.
Je l’ai lâché sans réfléchir, mais je ne l’ai pas regretté. J’avais envie de goûter de nouveau à ce sexe auquel Nabil m’avait initié, mais je n’avais après tout pas besoin de lui pour ça, j’avais mon copain ! Or, puisque j’avais abandonné ma virginité à ce salopard, il n’y avait plus de raisons de se priver.
Le visage d’Hugo s’est illuminé, il n’attendait manifestement que ça. Il s’est approché de moi et nous avons commencé à nous déshabiller, jusqu’à nous retrouver nus l’un devant l’autre. Je ne ressentais toujours pas ce frisson que j’avais ressenti avec Nabil, mais je supposais qu’il finirait par arriver. Il fallait laisser un peu faire le temps !
Par contre Hugo ne bandait pas, ce qui était plus gênant. Je ne l’excitais donc pas ?
- Pardon mon cœur, je pense qu’il faut que tu me caresses un peu pour que…
Je lui ai répondu par un sourire, résolue à le mettre à l’aise, puis je me suis agenouillée devant lui pour le sucer. Après tout, je l’avais bien offert à Nabil, pourquoi pas à lui ? J’ai donc pris sa bite encore molle dans ma main, puis je l’ai doucement masturbée pour lui faire prendre une taille plus raisonnable.
Au bout d’une bonne minute de branlette, c’est à peine si j’avais obtenu une demi-molle. J’ai donc essayé de la prendre dans ma bouche, n’ayant aucun mal à en engloutir la totalité. Je l’ai sucé en gémissant, dans une tentative peut-être maladroite de l’exciter au moins par mon comportement.
- Tu peux me caresser, lui ai-je indiqué.
Il s’est exécuté en prenant mes seins dans ses mains, puis en me les malaxant doucement. Il semblait aimer ça, mais ça ne suffisait pas à le rendre vraiment dur. Je me suis donc arrêtée, assez mal à l’aise.
- Hugo, tu ne serais pas… gay ?
Je ne voulais pas le vexer, mais la question me turlupinait. Il avait couru après Nabil avec une hâte que je ne lui avais jamais connue, et maintenant il n’arrivait même pas à bander alors que j’étais nue devant lui, accroupie en train le sucer ! Qu’est-ce qu’il lui fallait de plus ?
- Bien sûr que non ! s’est-il insurgé. C’est juste que…
Il s’est interrompu, mais je ne savais pas s’il n’osait pas poursuivre ou s’il ne trouvait pas les mots. S’il ne s’agissait pas de ça, alors qu’est-ce que c’était ?
Peut-être faudrait-il aller faire un tour dans sa tête à lui pour le savoir…
Hugo
Lexie m’excitait beaucoup, mais je n’ai pas réussi à bander. Que m’arrivait-il ? J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose, que je ne pourrais pas réellement prendre mon pied juste avec elle.
Alors j’ai saisi mon courage à deux mains puis, d’une toute petite voix, j’ai repris l’idée d’Alexia :
- On devrait peut-être appeler Nabil…?
Quand Nabil est arrivé, une bonne heure plus tard, on avait déjà eu largement le temps de parler de la situation avec Alexia. On était tous les deux gênés, on avait beaucoup de mal à admettre qu’on avait besoin de lui, mais c’était le cas. Lui, bien sûr, jouissait de notre questionnement existentiel.
- Alors, on peut pas se passer de moi ? a-t-il lancé en entrant dans notre appartement.
Il s’est dirigé aussitôt vers Lexie, qui n’était vêtue que d’une courte nuisette, comme il nous l’avait ordo… demandé, puis il a posé sa main sur les fesses nues de ma copine et les a caressées sans vergogne en me regardant.
- T’aime ça, quand je la tripote ?
Il attendait manifestement une réponse, mais j’étais hors d’état de lui en fournir une. Ou plutôt si, mon corps lui en a fourni une à ma place : j’ai rapidement été gagné d’une érection fabuleuse ! J’étais pourtant aussi angoissé qu’excité, peut-être plus encore. Je haïssais ce connard et sa morgue de cocufieur, et malgré ça je n’arrivais même plus à bander sans lui !
A quoi j’en étais réduit quand même…
- Elle a pas de culotte cette coquine, et c’est pour moi qu’elle a fait ça ! Ça t’excite de savoir ça ?
Putain oui, ça m’excitait comme un dingue ! J’avais beau me considérer comme un grand malade, me détester pour ce que je ressentais, il n’empêche que… je le ressentais.
Nabil a mis une claque sur les fesses de Lexie, qui a lâchée un petit cri de surprise. Il a ensuite recommencé à lui caresser son délicieux postérieur, puis il a carrément glissé un doigt le long de sa fente que je devinais déjà humide…
Il l’a poussée sur le lit, où elle s’est allongée à côté de moi. Je le regardais faire, les larmes aux yeux et la queue dressée. Je mourrais d’envie de me branler en le regardant tripoter ma copine, mais j’étais pas encore prêt à me rabaisser à ce point.
Nabil a baissé son pantalon et enlevé son T-shirt, il était nu devant nous. Il nous a ordonné de faire de même, et bien sûr on a obéit.
C’est ce qu’on voulait, non ?
Alexia m’a lancée un regard étrange en voyant que je bandais maintenant comme un taureau, mais après tout elle était mal placée pour me donner des leçons. Et pis c’est elle qui avait commencé tout ça !
Nabil l’a autorisée à garder sa jupe, apparemment ça l’excitait. Ceci dit je le comprenais, c’est vrai qu’elle était terriblement bandante avec juste ça.
J’ai regardé ma copine un moment, sans comprendre ma réaction de tout à l’heure. Comment j’avais pu ne pas bander ? J’avais l’impression que là, je pourrais lui faire l’amour sans problème. Etait-ce seulement dû à la présence de Nabil ? Ça semblait évident, mais je n’arrivais pas complètement à l’accepter.
Les seins de Lexie étaient magnifiques, et ils étaient tout proches de moi. Comme nous nous étions imposé de ne pas avoir de rapports sexuels, nous limitions les contacts physiques trop explicites au minimum. Je n’avais donc que très rarement vu ses seins, et je ne les avais jamais pris dans mes mains.
Maintenant que j’étais follement excité par la situation, l’envie de les malaxer était dévorante !
Je me suis alors rendu compte que la situation était pire encore que je l’imaginais : je semblais avoir besoin de la présence Nabil pour être en capacité de faire l’amour à Lexie, mais quand il était là il me l’interdisait.
Serais-je donc réduit à la désirer toujours, sans jamais pouvoir franchir le pas ?
C’était trop horrible !
Nabil a coupé court à mes pensées en prenant les seins de Lexie dans ses mains. Il les a malaxés sous mes yeux en me défiant du regard, sa bite dressée juste devant ma copine.
- T’aimerais bien être à ma place, hein ? m’a-t-il lancé avec méchanceté.
Il savait particulièrement bien comment me faire du mal : oui je rêverais d’être à sa place, c’était vrai. Je désirais maintenant Lexie plus que tout, ma bite était dressée comme jamais, rien ne semblait s’opposer à ce que je lui fasse enfin l’amour.
Rien si ce n’est lui.
- Suce-moi, a ordonné Nabil à Lexie.
Elle n’a rien dit, elle s’est simplement avancée vers lui et a attrapé son sexe d’une main, puis elle l’a porté à ses lèvres et a commencée à le faire aller et venir dans sa bouche. Le salaud adorait ça, et il ne se privait pas pour le montrer : il poussait de grands râles de plaisir, sans doute exagérés, et il n’arrêtait pas de nous insulter. C’est comme ça qu’il semblait prendre son pied.
Ce qui était étrange, c’est surtout que ça me plaisait aussi…
Je regardais Alexia avec envie, moi aussi je rêvais de sucer la belle bite de Nabil. Heureusement, il a voulu m’humilier encore davantage, alors il s’est retiré de la bouche d’Alexia et il a présenté son membre dans ma direction.
Je n’ai même pas réfléchi, je me suis jeté dessus avec voracité.
Du coin de l’œil, je voyais bien qu’Alexia me regardait bizarrement. Sans doute lui était-il difficile de m’imaginer avec un autre homme, alors me voir était encore pire. Pourtant, je n’ai pas réussi à faire semblant de montrer de la retenue : j’ai dévoré la bite de Nabil comme un affamé.
J’étais affamé. Affamé de sa longue queue bien dure. Il la faisait coulisser dans ma bouche chaude, humide et accueillante, j’adorais ça. Malheureusement, ça n’a pas duré aussi longtemps que je l’aurais souhaité. Ce qui l’intéressait lui, c’était Lexie.
Il s’est donc retiré de moi, privant ma langue de son délicieux esquimau, puis il s’est présenté de nouveau devant ma petite amie. Il m’a jeté un nouveau regard dominateur, on pourrait même dire mauvais, puis il l’a pénétrée.
Il n’a pas arrêté de me regarder tout en faisant l’amour à ma Lexie. J’avais beau savoir que ma présence ne l’excitait que dans la mesure où ça lui plaisait de m’humilier, ça ne manquait pas de me blesser à chaque fois que je le réalisais. Je n’étais même pas l’un des amants dans un trio, j’étais le copain cocu. Ma seule fonction était d’accentuer le plaisir de mon bourreau en lui fournissant se surplus de puissance dominatrice.
Quel salopard !
Mais alors, pourquoi en étais-je aussi dépendant ? S’il était aussi affreux, qui étais-je, moi qui ne cessais de le rappeler dès qu’il avait le bonheur de s’en aller ? Une lopette ? Un soumis ? Un masochiste instable ?
Je ne voulais même pas y penser. Quoi qu’on dise de la moralité de Nabil, sur un plan purement psychanalytique, c’était certainement moi le désaxé. Ou tout du moins plus encore que lui.
L’objet de ma réflexion ne se posait pas autant de questions. Il besognait Alexia en lui arrachant de petits cris de plaisirs à chacun de ses coups de rein.
Parviendrais-je à lui donner autant de plaisir quand je lui ferais l’amour ? Pourrais-je d’ailleurs seulement lui faire l’amour un jour, vu l’état de délabrement dans lequel se trouve désormais notre couple ?
Alexia faisait ce qu’elle pouvait pour ne pas trop montrer son plaisir, mais il était évident qu’elle était transportée de bonheur. Nabil ne s’y est pas trompé, mais il voulait bien entendu qu’elle le clame haut et fort :
- T’aime quand je te baise ? lui a-t-il demandé.
Elle n’a pas répondu, comme si elle allait pouvoir noyer le poisson.
- T’aime ou pas ? Je veux t’entendre le dire !
- Oui, a-t-elle gémit d’une toute petite voix.
- Quoi ? a insisté Nabil, qui ne voulait pas qu’elle s’en tire à aussi bon compte.
- Oui, j’aime quand tu me baises ! a hurlé Alexia, totalement dominée par son plaisir.
Nabil a rit en me regardant, il était très fier de lui. Pourtant, ce n’était pas encore assez.
- Dis-le lui, à lui, a-t-il encore exigé en me désignant du doigt.
Cette fois, Lexie n’a même pas cherchée à lutter. Elle savait sans doute que c’était sans espoir. Elle s’est tournée vers moi, puis elle m’a murmuré :
- Mon amour, j’adore quand Nabil me baise…
- Je sais mon cœur, ai-je acquiescé en lui caressant la joue pour la rassurer.
Car oui, je voulais bien jouer le jeu moi aussi. J’étais plus excité que je ne l’avais jamais été, je me suis même rendu compte que j’avais commencé à me caresser, bien malgré moi.
Nabil a accéléré son rythme, puis il a fait se retourner Lexie pour la prendre en levrette. Ma copine était à quatre pattes juste devant moi, en train de se faire prendre par un autre. Le salaud lui plotait les seins sans vergogne, usant de son corps comme de sa propriété.
- Fais attention Nabil, Vic ne prend pas la pilule ! l’ai-je averti.
Il n’a pas semblé tenir compte de ma remarque, c’est à peine s’il n’a pas accéléré.
- Arrête, je te dis qu’elle peut tomber enceinte !
Nabil a rit, puis il a asséné une violente claque sur les fesses d’Alexia.
- Bien sûr qu’elle va tomber enceinte, je vais l’engrosser ta meuf, bouffon ! Et je suis sûr que vous allez kiffer…
Les larmes se sont multipliées dans mes yeux. Autant je pouvais jouir de la situation, autant cette idée m’a démoli.
Mais alors, pourquoi est-ce que je continuais à me masturber, de plus en plus frénétiquement même ?
- Vic, dis-lui ! ai-je imploré ma copine.
Mais elle n’a rien dit, elle a juste serré les lèvres pour ne pas crier de plaisir. Soudain, elle n’a plus tenu : elle s’est mise à hurler sa jouissance, criant comme une folle. Nabil n’était pas en reste, la jouissance de ma copine la rendue dingue.
- Oh putain ouais ! a-t-il crié à son tour. T’aime ça, quand je te baise ta petite chatte ? Je vais te foutre en cloque et je continuerais à te démonter pendant que ta lopette s’occupera de notre gosse !
J’ai bien vu que ses paroles devenaient plus espacées, son visage était déformé par l’orgasme : ça y est, il se déversait en elle. Il inondait le ventre de ma petite amie de sa semence, il la mettait peut-être enceinte. Le tout sous mes yeux, en m’insultant et en continuant à faire aller et venir son gros sexe dans le petit minou trempé de ma Lexie.
S’en fut trop pour moi : dans le même temps je me suis mis à pleurer à chaudes larmes… et j’ai joui, paralysé par l’orgasme le plus fort de toute ma vie. Sauf que pendant que Nabil fécondait ma future femme sous mes yeux, moi j’éjaculais bêtement sur mon ventre…
Fier de lui, Nabil s’est retiré de ma copine, puis il s’est placé devant moi.
- Nettoie-moi, m’a-t-il ordonné.
Je me suis exécuté, bien sûr, léchant son sexe pour en soustraire toute trace de sperme. Puis j’ai léché la vulve de ma petite amie, comme il me l’a ordonné, pour en récolter également tout son nectar.
- Gentil toutou, m’a alors dit Nabil en me tapotant sur le crâne. Maintenant à la niche, j’ai encore envie de baiser ta maîtresse !
Les larmes sont réapparues dans mes yeux.
Mais pourquoi diable l’avais-je rappelé ?”
Fin
Alexia
Nous avançons, Hugo et moi, dans la nef de l’église, nos familles réunies autour de nous. Le moment, longuement attendu, est magique et très émouvant. Je l’ai attendu toute ma vie.-J’étais tellement impatiente de vivre ces instants exceptionnels et uniques dans la vie d’un couple…
Tout est parfait, tel que je l’ai toujours imaginé.
Ou presque.
Dans mes rêves d’ado, notre témoin de mariage ne couchait pas avec moi, et encore moins devant Hugo. D’ailleurs, dans ces mêmes rêves, il ne venait pas de le faire juste avant la cérémonie, ce qui fait que je n’avais pas un abondant filet de sperme encore chaud qui me coulait le long de la cuisse.
Cela faisait plusieurs mois que ça durait, et finalement nous avions trouvé notre équilibre ainsi. Bien sûr, je soupçonnais qu’Hugo soit parfois moins chaud, mais il se réjouissait de chaque miette que Nabil voulait bien lui laisser.
Comme un petit chien obéissant.
Je m’en voulais d’avoir ce genre de pensées, mais il était pourtant difficile de continuer à respecter mon copain dans ces conditions. Je l’aimais, bien sûr, sinon je ne me marierais pas avec lui, mais le voir aussi soumis devant Nabil…
De toute façon, je n’avais aucun droit de le juger. S’il était un toutou, qu’est-ce que j’étais, moi ?
En plus, ce soir serait un moment important, peut-être autant que cette cérémonie, puisque Nabil nous avait autorisés à coucher ensemble Hugo et moi. Ce serait la première fois.
Alors je sais, c’est étrange de se dire ça. Le truc, c’est que nous avons accepté d’être ses pantins, et que nous n’avons jamais transgressé ses directives. Donc, comme il nous avait interdit de coucher ensemble… nous ne l’avions pas fait.
Mais ce soir…
Après la cérémonie, nous sommes partis faire les photos de couple. Bien entendu, Nabil nous a accompagnés et, bien entendu, il a fait « quelques » photos avec moi, en tant « qu’ami proche ». Par « quelques », il faut bien sûr comprendre la grosse majorité, devant un photographe ébahi. Sans doute Hugo a-t-il tenu en pensant à la nuit de noces qui suivrait, durant laquelle « quelqu’un perdrait sa virginité » dixit Nabil, avec un clin d’œil appuyé à mon amoureux.
Oui : ce soir Hugo pourrait enfin me faire l’amour. Depuis le temps qu’on attendait ça !
Nous avons ensuite rejoint nos familles pour fêter l’événement, dans une salle des fêtes réservée pour l’occasion. Notre encombrant témoin a fait un discours lourd de sous-entendus mais, à part nous qui sommes devenus rouges pivoines, j’imagine que personne n’a saisi les insinuations pourtant assez transparentes.
A l’ouverture du bal, c’est Nabil qui est venu me chercher pour m’inviter à danser, prétextant que « c’était comme ça que ça se faisait ». Les invités étaient de moins en moins dupes, plusieurs conversations étaient visiblement critiques à l’endroit de notre couple et de notre relation avec notre « ami commun ».
Jusqu’à quel point les personnes présentes soupçonnaient quelque chose ? Je suppose que notre mariage n’avait pas fini de faire jaser…
Hugo
Nabil est encore venu chercher Lexie pendant le repas, sous le regard réprobateur de la plupart des invités. J’avais déjà eu droit à deux ou trois remarques gênées de personnes qui trouvaient notre témoin collant, mais il n’y avait pas besoin de lire entre les lignes pour comprendre la réalité de l’allusion : me rendais-je compte que j’étais manifestement cocu devant tout le monde ?
Oui oui, je m’en rends compte !
Mais comment auraient-ils pu le comprendre ?
Cette fois, il ne jugea même pas utile de m’informer de pourquoi il venait chercher ma femme, la mariée, en plein repas pour l’entraîner à l’écart. Je gigotais sur ma chaise, mal à l’aise, espérant que ça ne durerait pas trop longtemps.
Il ne compte quand même pas la baiser, durant notre mariage, en me plantant là avec tous nos invités ?
Pourtant, en y réfléchissant, c’était parfaitement logique. Il était même plus qu’improbable qu’il ne saisisse pas cette occasion unique de me cocufier d’une manière aussi cruelle et perverse. Il ne serait pas vraiment Nabil s’il ne le faisait pas !
Soudain, des gémissements de plaisir ont commencé à se faire entendre depuis les toilettes. Je me suis raidi, en espérant parvenir à disparaître sous ma chaise. Il était en train de baiser la mariée, et il faisait en sorte que tout le monde le sache !
Les réactions des invités étaient atroces : certains faisaient mine de ne pas entendre, mal à l’aise, tandis que d’autres plaquaient leurs mains sur leur bouche en un signe manifeste de dégoût. Je suppose que la plupart espéraient que ce n’était pas ce qu’ils imaginaient, que c’était trop gros pour être vrai, ou au moins que ce soient d’autres personnes qui forniquaient de manière passionnée pendant le mariage.
Mais la vérité était évidente, et au fond tout le monde s’en doutait bien.
Les regards sur moi se multipliaient, chacun attendant de voir ma réaction. Mais comment pouvais-je réagir ? Comment leur expliquer que cela faisait des mois que ça durait et que je l’avais déjà accepté, à tel point que tout retour en arrière était impossible ?
Soudain mon père s’est levé, furibond, avec dans l’idée d’aller voir ce qui se passait. Ne pouvant pas le laisser découvrir la vérité, je me suis levé à mon tour, j’ai pris mon sourire le plus convainquant et je lui ai dit que j’y allais, puisqu’il s’agissait manifestement d’une blague.
Mais personne n’était dupe…
La mort dans l’âme, je me suis donc dirigé vers les toilettes, sans me départir de mon sourire, puis je suis entré dans celles des hommes, puisque c’est de là que provenaient les cris. J’ai jeté un œil à la cabine concernée… elle n’était même pas fermée !
Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne même pas ?
- Ah Hugo ! m’a accueilli Nabil, qui besognait Alexia en la tenant contre la cloison du chiotte. Je me demandais quand t’arriverais, t’en as mis du temps ! Les invités vont bien ? Mon teint était plus rouge que jamais, mon visage déformé par un mélange de haine et de chagrin. Pourtant, comme d’habitude, je me suis écrasé, répondant calmement.
- Je crois que ça va, je leur ai dit que c’était une blague. Nabil a explosé de rire.
- Ouais t’es un bon ! Une putain de bonne blague, ça c’est sûr ! Je savais que t’apprécierais mon cadeau, et ta salope de copi… pardon : ta salope de femme ne peut rien me refuser ! Alexia m’a lancé un petit regard contrit, tandis qu’elle se faisait besogner par Nabil. Je comprenais mieux maintenant pourquoi elle avait choisi une robe relativement simple : il fallait qu’elle permette ce genre d’acrobaties… Le salopard l’a ensuite fait s’agenouiller devant lui, puis il lui a collé son sexe dans la bouche. Comme toujours, mes sentiments étaient largement ambivalents : j’étais tellement triste de voir ma femme, dans sa robe de mariée, à genoux devant son amant, mais en même temps je trouvais la scène tellement excitante !
- Ah au fait, on a un truc à t’annoncer, m’a dit Nabil sur le ton de la conversation, alors qu’il était en train de se faire sucer par ma femme dans les toilettes, pendant que nos invités nous attendaient. J’ai froncé les sourcils, m’attendant au pire. Déjà, je n’aimais pas du tout ce « on » dans lequel il englobait Alexia et lui.
- Lexie est enceinte ! m’annonça-t-il avec un large sourire. C’est pas génial ? Je vais être papa !
Là, j’étais anéanti. Réellement anéanti. Toutes mes pires craintes, les aspects les plus sombres de cette sombre histoire m’ont sauté à la figure d’un seul coup. Je savais que ça pouvait arriver . Vu leur absence de protection, c’était plus qu’un risque. Mais que ça devienne concret !
Qu’était devenue ma vie ? A quel jeu étais-je en train de jouer ?
Lexie n’a rien dit, elle s’est contentée de sucer le gros membre qui lui déformait la bouche. Sans doute était-elle inquiète de ma réaction, peut-être aussi était-elle aussi triste que moi. Au fond, je l’espérais.
Le pire, sans doute, c’est que c’était moi qui étais revenu chercher Nabil ! Alexia l’avait chassé, elle avait mis fin à cette folie, et moi j’avais de nouveau sauté dedans à pieds joints ! Tout ça pour sucer une bite, comme s’il n’y avait pas d’autres moyens pour ça…
- Alors ? Qu’est-ce que tu en dis ? m’a demandé Nabil, encore tout sourire. Que pouvais-je en dire ? Je n’étais plus rien.
- Félicitation, ai-je grommelé.
Le sourire de Nabil s’est encore élargi, puis il a joui en hurlant dans la bouche de ma femme.
En arrivant dans notre chambre, au petit matin, j’étais déjà au bord des larmes. Comment avais-je pu laisser Nabil prendre ainsi le contrôle de ma vie ? Je venais de le laisser m’humilier devant toute ma famille.
Non, devant nos deux familles.
Je n’oserais plus jamais les revoir après ça !
Pourtant, si en plus je me coupais de ma famille, que me resterait-il ?
Mais il y avait plus gênant, en tout cas dans l’immédiat : Nabil nous accompagnait, bien sûr, alors qu’il s’agissait de notre nuit de noces, mais deux de ses potes étaient également avec lui.
J’avais attendu cette soirée avec impatience, puisqu’il m’avait promis que ce soir je perdrais ma virginité. Ce qui veut dire qu’il me laisserait coucher avec ma femme, enfin ! Pourtant, j’étais très anxieux à cette idée.
Déjà, coucher avec elle aurait quelque chose d’intimidant, dans la mesure où j’aurais peur de ne pas être à la hauteur de Nabil. Alors le faire en plus devant lui, forcément ça ne m’aidait pas à me sentir mieux. Si je devais le faire devant trois mecs qui, probablement, se foutraient de la gueule du puceau que je suis, je n’avais aucune chance de parvenir à quoi que ce soit !
Peut-être d’ailleurs était-ce le but recherché, cette apparente sympathie de sa part n’étant qu’un leurre ?
Nabil s’est approché d’Alexia en échangeant un regard graveleux avec ses potes, puis il a déchiré sans vergogne la magnifique robe de mariée de ma femme.
Une robe à 1 500 balles, putain !
Le haut ainsi « arrangé », la jolie poitrine de Lexie est devenue visible par tous. Les deux lascars ne sont bien sûr pas privés de siffler ma femme comme s’il s’était agit d’un objet.
- Putain ce qu’elle est bonne ! a lancé l’un d’eux.
- Mate ces nichons, ça fera un bon garage pour ma bite ! a renchéri l’autre.
Nabil m’a adressé un clin d’œil plein de malice, puis il s’est tourné vers ses potes.
Allez-y, elle est à vous !
Le regard envieux des deux types est devenu un regard pervers, ils ont fondu sur leur proie sans attendre. Et quelle proie ! Alexia, en tenue de mariée partiellement déchirée, était particulièrement attirante. Et pleinement consentante…
Un des mecs a posé sa main sur la cuisse de ma femme, avant de la remonter brusquement sur ses fesses, par-dessous sa robe. Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’ils ne seraient pas tendres ! Et le pire, c’est que je savais que Lexie adorait ça.
Pendant ce temps, l’autre s’était jeté sur les seins de celle qui s’offrait à tous et il a commencé à les caresser. Non, le terme n’est pas le bon : il a plutôt commencé à les pétrir, toute notion de tendresse ou même de partage étant absente. Il usait à sa guise du présent de son « chef », à qui appartenait manifestement le corps d’Alexia.
- T’as le droit de te branler, a glissé Nabil à mon oreille, pendant qu’il profitait comme moi du spectacle.
- Je… Je ne veux… J’avais toujours du mal a accepter ma soumission, donc même si je me masturbais en les regardant à chacun de leur rapport, je ne parvenais pas encore à l’avouer et à le verbaliser. Surtout que ce soir, j’avais d’autres soucis en tête.
- Tu avais dit que je pourrais coucher avec ma femme ce soir, ai-je enfin réussi à riposter. Il a explosé de rire, puis il m’a tapoté le crâne comme un gentil petit toutou.
- Ne sois pas impatient ! Pour le moment profite, la soirée est loin d’être terminée. Il s’est alors avancé vers ses potes, qui se sont écartés respectueusement à son arrivée. Il a poussé Alexia sur le lit, puis il a soulevé sa robe pour dévoiler son intimité. Oui : son intimité ! Ma copine avait des bas, du meilleur effet d’ailleurs, mais pas de culotte. Sa vulve était donc visible à tous.
- Vous voyez cette petite chatte serrée ? Vous voyez cette bouche de salope ? Cette nuit, tout est à vous ! Ses deux potes ont hurlé leur joie, puis ils se sont jetés de nouveau sur ma femme, offerte à leurs plus sombres désirs.
- Attention quand même, je ne vous demande qu’une chose, à précisé Nabil. Il faudra vous protéger quand vous aurez des rapports avec elle. On parle quand même de la future mère de mes enfants, et on est bien d’accord qu’aucun mec saint d’esprit n’offrirait sa meuf à d’autres sans protection !
Il a éclaté de rire de nouveau après ça, en me regardant bien sûr. Et il avait tellement raison !
La manière qu’il avait de parler d’Alexia me choquait toujours autant. Qu’il couche avec ma femme, passe encore, je m’étais fait à l’idée. Qu’il invite des potes pour ça, je n’étais plus à ça près, surtout qu’elle était d’accord. Mais il ne parlait pas d’elle comme de sa copine, dont il m’aurait ravi les faveurs. Il parlait d’elle comme d’un objet.
« Offrir sa meuf », comme si ce n’était pas elle qui s’offrait !
Et le pire, c’est que ça ne dérangeait pas Alexia. Elle adorait être traitée comme ça, être dominée.
Et moi aussi !
Nabil a présenté sa bite à l’entrée de la vulve déjà trempée de Lexie, puis il s’est introduit en elle. Elle a lâché un cri de plaisir, elle ne se cachait plus désormais. Bientôt, elle hurlait tandis qu’il allait et venait en elle.
Cela a échauffé les potes de Nabil, qui se sont présentés chacun d’un côté du visage d’Alexia, nus tous les deux. Ils lui ont présenté leurs bites bien bandées et la coquine s’est jetée dessus comme une affamée. Elle les suçait à tour de rôle, comme une actrice de X, tout en se faisant baiser par Nabil.
Et j’adorais ça !
J’ai commencé à me caresser, comme me l’avait autorisé Nabil, parce que ce spectacle me rendait dingue. Voir les queues dégoulinantes de bave de ces deux types disparaître à tour de rôle dans la bouche de ma femme, toujours en robe de mariée, c’était tellement bon ! Je voyais même sa douce main revêtue d’une alliance attraper de temps en temps une de ces deux bites pour la masturber pendant qu’elle suçait l’autre.
Je me complaisais de manière masochiste dans ce genre de symboles : l’alliance à sa main rendait son adultère plus complet, plus terrible, plus douloureux… et donc bien meilleur !
J’ai très vite ralenti l’allure de ma masturbation, parce que sinon je serais venu très très vite. Or c’était hors de question ce soir, le soir où j’allais perdre ma virginité.
- Qui veut goûter à sa petite chatte ? a demandé Nabil en se retirant.
J’ai failli répondre « moi ! », mais je me suis abstenu. Quelque chose me disait que mon heure n’était pas encore venue.
D’ailleurs un des deux types s’est très vite porté volontaire : il a fait se retourner Alexia, qui est venue s’allonger sur lui. Il l’a pénétré avec un préservatif, comme le lui avait demandé Nabil.
Enfin, ils se montrent un peu raisonnables !
Pendant ce temps, le deuxième mec a replongé sa virilité plus longue que jamais dans la bouche chaude et humide de ma femme.
Qu’allait faire Nabil ? La bouche et le sexe de Lexie étaient pris, et je ne le voyais pas trop les regarder faire, ce n’est pas son genre. Je fus alors pris d’un doute affreux, qui m’a poussé à reconsidérer ses paroles passées : avait-il vraiment dit qu’il me laisserait coucher avec Lexie ?
L’avait-il dit clairement ?
À bien y réfléchir, je me demandais s’il n’avait pas plutôt évoqué « la perte de la dernière virginité ». Lexie et moi en avions conclu qu’il parlait de moi, mais se pouvait-il que…
Nabil m’a lancé un regard mauvais, suivi d’un sourire qu’il l’était tout autant.
Voilà qui vient accréditer mes plus sombres pressentiments…
- Je crois qu’il est temps que quelqu’un ici perde sa virginité ! lança-t-il à la cantonade.
Ces mots ne m’ont qu’à moitié rassuré, surtout vu le regard que me lançait Nabil était tout sauf rassurant.
- Hugo, viens par ici, m’a-t-il ordonné.
J’ai jubilé : et si, il s’agit bien de moi !
J’ai jubilé, mais une pointe de stress m’a également assaillie : j’allais perdre ma virginité, ce qui est toujours intimidant, mais j’allais le faire devant trois autres mecs qui n’auront certainement rien de mieux à faire que de se foutre de moi.
Perspective plus qu’effrayante !
Je me suis approché, rassemblant tout mon courage, près à faire l’amour à ma femme. J’ai fixé Lexie, de l’amour plein les yeux, et elle m’a répondu par le même regard. Pendant une seconde, nous avons oublié les autres, nous étions un couple normal qui s’apprêtait à faire l’amour pour sa nuit de noce.
Nabil a pourtant très vite fait voler en éclats l’instant magique :
- Je voulais que tu sois aux premières loges pour assister à la première sodomie d’Alexia ! a-t-il lancé.
J’étais foudroyé, anéanti.
Quoi ?!
Lexie a fait à peu de choses près la même tête que moi, nous étions sidérés par tant de fourberie et de méchanceté.
- Je vous avais promis que la dernière virginité serait perdue ce soir, non ? Eh bah voilà : sa virginité anale va sauter. Prête Lexie?
Il n’a pas attendu de réponse, il a commencé doucement à s’introduire en elle. Lexie n’a pas tardé à gémir de douleur, mais elle n’a pas protesté le moins du monde contre l’intrusion. Moi non plus d’ailleurs. Comme d’habitude finalement…
Heureusement pour ma pauvre Lexie, l’autre type qui la pénétrait il y a quelques minutes encore s’était retiré d’elle, il voulait laisser son chef profiter à loisir de son jouet. Au moins n’a-t-elle pas eu droit à une double pénétration pour sa première fois !
L’insertion a quand même été longue et difficile. Les gémissements de douleur de Lexie n’ont pas tardé à être remplacés par des cris, lorsque Nabil a introduit la moitié de sa verge encore à l’extérieur d’un seul coup.
Le salopard !
Il l’a alors pilonnée, allant et venant en elle sans pitié. Elle gémissait toujours, mais elle ne criait plus. Et elle n’a toujours pas protesté.
- Ça va mon amour ? Lui a demandé Nabil, hypocrite.
- Oui oui ça va, a-t-elle répondu d’une voix blanche.
Mais pourquoi lui était-elle aussi soumise ?
Encore une fois, je me suis moqué de moi-même pour avoir ce genre de pensées : qui étais-je pour dire ça, moi qui le laissais sodomiser ma femme sous mes yeux et ceux de ses potes pendant notre nuit de noce ?
Quand Lexie s’est habituée peu à peu à la douleur de sa première sodomie, l’autre type s’est réintroduit en elle à son tour, dans son vagin désormais délaissé. Elle a lâché un nouveau petit cri, de surprise et/ou de douleur, mais elle n’a toujours rien dit. Le troisième s’est à son tour replongé dans sa bouche en lui tenant le visage pour lui insuffler son rythme.
Et voilà que ma femme, vierge de partout il y a peu de temps, était désormais prise par tous les trous par trois mecs, dont deux inconnus.
Comment notre vie a pu basculer aussi vite ?
C’était loin d’être la première fois que je me le demandais, et tout aussi loin d’être la dernière.
Je les ai regardés faire pendant les quelques minutes qu’a duré leur coït, à la fois envieux de ces types qui faisaient ce qu’ils voulaient à ma femme et heureux d’être dans ma position, celle du soumis réduit à la branlette. Oui, ça m’allait pas mal…
Le type sous elle a été le premier à jouir, remplissant son préservatif d’une abondante ration de sperme. Je le sais parce qu’il me l’a fait avaler jusqu’à la dernière goutte un peu plus tard… Le second s’est soulagé dans la bouche de Lexie, c’est donc à elle qu’est revenu le soin de tout avaler.
Chacun sa portion.
Nabil est venu bon dernier, se vidant les couilles dans les fesses de ma femme avec un plaisir qu’il a hurlé à la cantonade. Là encore, j’ai été forcé de tout récupérer, ce qui m’a fait regretter le goût de plastique du préservatif…
Ce ne fut pas la seule fois de la nuit, bien entendu. De temps à autres, j’étais réveillé par le bruit d’une baise torride à côté de moi. À chaque fois, je me suis branlé à côté en les regardant faire. Et à chaque fois, je me suis éjaculé sur le ventre, misérable, pendant que ma Lexie en prenait pour son grade.
Au moins, je pourrais dire que j’ai eu trois orgasmes pendant ma nuit de noce.
Une performance honorable, non ?